Survoler le Creux-du-Van avec un drone, c’est hors du commun

Baptiste Mabillard, fondateur de la World Archiver Foundation, aura le privilège de survoler ...
Survoler le Creux-du-Van avec un drone, c’est hors du commun

Baptiste Mabillard, fondateur de la World Archiver Foundation, aura le privilège de survoler et de filmer la réserve naturelle le 14 septembre avec son drone. Un exercice qui n’a rien d’un jeu : il devra veiller à ne pas trop déranger la faune.

Au Creux-du-Van, le survol en drone est soumis à de strictes restrictions. Au Creux-du-Van, le survol en drone est soumis à de strictes restrictions.

C’est un fait assez rare pour être souligné : les cantons de Neuchâtel et de Vaud ont octroyé une autorisation à la World Archiver Foundation pour filmer, à l’aide d’un drone, la réserve naturelle du Creux-du-Van. La démarche lancée par le Valaisan Baptiste Mabillard a un but scientifique : « documenter l’évolution de ce lieu ». C’est, selon lui, pour cette raison que le précieux sésame lui a été délivré : « Si on vient avec cette base scientifique, cette envie d’archiver et aussi de garder un témoignage, et non de promouvoir touristiquement ces lieux, les Services de la faune, des forêts et de la nature sont très ouverts. »

« Il faut s’y prendre à l’avance, fournir les bons documents, les permis et tout ça. Et si on est en ordre, que ça correspond aussi à leurs demandes et à leurs restrictions, alors oui, c’est assez simple, en fait, d’avoir des autorisations », ajoute-t-il.

Baptiste Mabillard : « On est content qu’il y ait ces restrictions […] parce que sinon, ça devient n’importe quoi. »

Baptiste Mabillard et son équipe de la World Archiver Foundation seront accompagnés par le ranger du Creux-du-Van afin de s’assurer de ne pas survoler les mauvais endroits du site. « Il pourra nous aider à comprendre la topographie des lieux, savoir exactement où nichent les oiseaux, savoir tout ce genre de choses. Il n’y a que lui qui a ces informations précieuses », explique-t-il.

Mais il s’agit aussi pour le Valaisan, de faire passer un message aux visiteurs qui seront présents au Creux-du-Van lors du tournage : « C’est aussi important de montrer au public que ce n’est pas normal de faire voler un drone à cet endroit. »

Car ce type de prises de vues n’est ni accessible ni autorisé à tout le monde. Baptiste Mabillard souligne également que le matériel utilisé a été choisi pour limiter au maximum les nuisances : « On utilise un drone qui possède des hélices et des rotors très silencieux, afin d’atténuer au maximum le bruit, que ce soit pour la faune, mais aussi pour les gens qui viennent simplement profiter de la nature », ajoute-t-il.

« On est très content d’avoir un ranger avec nous. »

Sean Perret est le garde-faune ranger en charge du Val-de-Travers et du Haut-Plateau du Creux du Van. Sean Perret est le garde-faune ranger en charge du Val-de-Travers et du Haut-Plateau du Creux du Van.

Utile à la protection de la nature

Pour Baptiste Mabillard, ce type de documentation est indispensable, d’autant plus dans des lieux très fréquentés comme le Creux-du-Van. « Pour le Creux-du-Van ou Oeschinensee, où on a aussi été filmer, c’est encore plus important, parce que ce sont des lieux qui souffrent malheureusement du surtourisme. Du coup, c’est intéressant de voir comment ils évoluent. Est-ce que les restrictions qui ont été mises en place font que ça évolue dans le bon sens ? Est-ce qu’il faut mettre davantage de restrictions pour les protéger ? », souligne le Valaisan.

« C’est intéressant de voir comment les sites sont préservés. »

Les prises de vues du Creux-du-Van auront lieu le 14 septembre, entre 19h et 20h, ou le lendemain ou le surlendemain si les conditions météorologiques sont défavorables. /yca


Actualisé le

 

Actualités suivantes

Articles les plus lus