A Vaumarcus, les jeunes redessinent les lignes de leur avenir

Le partage était au centre des discussions cette semaine à Vaumarcus. Du 10 au 15 août, 54 ...
A Vaumarcus, les jeunes redessinent les lignes de leur avenir

Le partage était au centre des discussions cette semaine à Vaumarcus. Du 10 au 15 août, 54 jeunes de Suisse, du Maroc, de la Tunisie et de la Jordanie se sont retrouvés pour dialoguer et confronter leurs idées. Au terme de ces cinq jours, ils ont rédigé puis signé une Charte citoyenne des jeunes du monde. Le camp était organisé par la Fondation Ton sur Ton.

Pendant la semaine, les jeunes ont échangé notamment au travers d'ateliers de théâtre. Pendant la semaine, les jeunes ont échangé notamment au travers d'ateliers de théâtre.

Vivre ensemble, au-delà des frontières. C'était l'objectif du camp organisé par la Fondation Ton sur Ton à Vaumarcus. Des jeunes entre 14 et 19 ans se sont retrouvés du 10 au 15 août pour explorer notamment des questions liées à l'inclusion et au droit de participer. Au terme de ces cinq jours, l’objectif était de rédiger puis de signer une charte. Ikram Ben Hassine, une organisatrice tunisienne, explique : « A chaque fois qu’ils voient une situation qui leur semble un peu différente de ce qu’ils vivent dans leur pays, ils doivent le noter. » Et d’ajouter : « On veut leur donner la possibilité de créer quelque chose ensemble. Pour compléter ces réflexions, par la suite, avec d’autres jeunes. » 

Ikram Ben Hassine : « C’est une envie de changer de la part des jeunes. »


Un texte pour faire porter leurs voix

La charte ne doit toutefois pas rester à Vaumarcus. Les jeunes souhaitent désormais la faire vivre au-delà du camp. Le but étant de la partager dans leurs pays respectifs mais aussi à l'international, grâce aux réseaux des organisations participantes. Une manière de faire circuler leurs idées et de donner une portée plus large à leurs propositions.

L’inclusion faisait également partie intégrante de la démarche. Dans le groupe de réflexion suisse, une personne en situation de handicap a notamment participé aux discussions. Une réalité qui a nourri les échanges, comme le souligne Mahmoud, 17 ans : « Tous les pays doivent apprendre à inclure les personnes spéciales atteintes, par exemple, de la trisomie. » Il souligne qu’il aimerait voir figurer cette idée parmi les principes défendus par la charte.

Mahmoud : « L’une des participantes est atteinte d’une maladie de ce type. »


S’écouter sans se juger

Mais pour d’autres participants, la charte doit aussi porter sur la manière dont les jeunes se parlent et s’écoutent. Au sujet de la parole des jeunes en Suisse, Lilli, 19 ans, se réjouit : « En Suisse, on a beaucoup de chance. On a assez de liberté pour faire changer les choses en tant que jeunes. »

Lilli : « J’espère que ça s’améliore dans d’autres pays. »


Un échange à distance avec la Palestine

Un groupe de huit jeunes Palestiniens devait participer mais ils n’ont pas pu voyager à cause de la situation sécuritaire. Jeudi, un appel vidéo a été organisé avec Mohmad Rabat, le directeur de l’Ecole de Cirque de Palestine avec laquelle les adolescents devaient partir. Les jeunes ont pu poser des questions et une discussion a ensuite été menée avec eux sur la situation à Gaza. / Jta


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