Améliorer les conditions de travail des employés, mais aussi montrer que l’industrie a conscience de son impact environnemental. C’est la volonté de Ciposa. L’entreprise de micro-assemblage va construire une nouvelle usine à Hauterive qui fait la part belle à l’autosuffisance énergétique.
Le projet de nouvelle usine de l’entreprise Ciposa franchit une étape décisive. La 2e mise à l’enquête s’est terminée fin juillet sans opposition. Elle portait sur la surélévation du bâtiment qui sortira de terre d’ici le premier trimestre 2028 aux Rouge-Terres à Hauterive, juste à côté des locaux actuels de la société.
L’entreprise, active dans les machines d’automation pour le micro-assemblage, a connu une phase de croissance importante ces dernières années, explique le CEO de Ciposa, Florian Stauffer. « On est à l’étroit et nous avons besoin d’un nouveau bâtiment adapté à notre nouvelle taille et nos activités. »
Florian Stauffer : « On a besoin de précision et d’un environnement propre. »
Devisé à plusieurs millions, ce nouvel écrin construit en bois et labellisé Minergie veut s’approcher au plus près de l’autonomie énergétique. « Le principal point du cahier des charges, c’est que le coût d’exploitation soit le plus faible possible en termes énergétiques. »
Le campus Ciposa offrira aussi de meilleures conditions de travail à la septantaine d’employés de l’entreprise. Un nombre qui devrait augmenter à l’avenir, espère d’ailleurs Florian Stauffer. « On le voit encore maintenant, ces épisodes caniculaires sont difficiles à supporter dans les bâtiments dans lesquels on vit. Ils ont été construits pour résister au froid, mais pas au chaud. C’est un de nos axes de travail pour ce projet. Un projet qui permet aussi de montrer que l’industrie fait aussi attention à son image. »
« Ciposa cherche à montrer que c’est une société consciente de son impact. »
Ciposa cherche encore ses voisins
La société Ciposa va occuper la moitié des 7'500 mètres carrés du nouveau bâtiment. « Il reste effectivement quatre modules disponibles à la location », ajoute le CEO. « Il y a des contacts avec des entreprises, mais rien n’est encore signé. Cela pourra se faire dès que nous aurons obtenu le permis qui nous donnera le timing exact à partir duquel on pourra faire une entrée en fonction. » Si tout se passe comme espéré, Ciposa commencera les travaux de son nouveau campus durant cet automne. /jpp










