Le Canton de Neuchâtel a soif. Face au manque de précipitations, l’eau se fait parfois rare. Les petites communes ne sont pas toutes logées à la même enseigne. Tour d’horizon de La Sagne à Lignières en passant par La Brévine.
Les quelques gouttes de pluie tombées ces derniers jours sur la région étaient bienvenues, mais insuffisantes pour réalimenter les sources et les nappes phréatiques. Face au risque de pénurie d’eau, toutes les communes ne sont pas sur un pied d’égalité. Tour d’horizon.
La première chose qu’on peut dire, c’est qu’en cette période de vacances, ce n’est pas toujours facile de trouver la bonne personne pour obtenir des renseignements.
À Val-de-Travers et à Val-de-Ruz par exemple, les conseillers communaux sont absents. Du côté de Fleurier, on se veut optimiste : « Si on ne nous a rien dit, c’est que tout est stable. Il n’y a pas de restriction pour le moment », explique une employée communale.
De La Sagne à Lignières, en passant par La Brévine
À La Sagne, la personne responsable de l’eau en cas d’urgence est contente que ses prédécesseurs aient passé un accord avec La Chaux-de-Fonds. Depuis un mois maintenant, l’eau de la station de La Corbatière vient compléter les besoins de la commune. « On peut presque tenir indéfiniment comme ça », se réjouit Sébastien Weber.
À La Brévine, la présidente explique qu’actuellement la Commune ponctionne « pas mal » le réseau du Locle. « Ce n’est pas que les nappes sont vides », précise Muriel Jeanneret, mais « l’eau n’est pas toujours claire ». La semaine dernière, les autorités ont envoyé un tout-ménage pour recommander à la population d’utiliser l’eau à bon escient.
À Lignières, l’administrateur communal confirme que les nappes sont basses. « Le niveau est celui que l’on constate à la fin de l’été », précise-t-il. Si pour l’instant Viteos, qui exploite les sources dans cette région, n’a pas tiré la sonnette d’alarme, la commune a déjà pris des mesures préventives. Par exemple, « toutes les fontaines du village ont été arrêtées, sauf une. Notamment pour que les cyclistes puissent remplir leur gourde », explique l’administrateur. Il ajoute que pour l’instant, Lignières n’a jamais dû prononcer des restrictions concernant l’eau, « même en 2013, lorsque la région avait connu une grosse période de sécheresse ». Cette année-là toutefois, le niveau des nappes n’était pas descendu aussi bas que cet été.
Si la situation devait empirer ces prochaines semaines, la première mesure que prendrait Lignières serait de « couper le raccordement qui alimente, à raison de 100 m3 par jour, le réseau du syndicat des eaux du plateau de Diesse ».
Aux Planchettes, village qui n’est pas relié à un réseau d’eau courante, la situation était déjà difficile il y a trois semaines. Aujourd’hui, « on est toujours à la même », regrette le président, Didier Calame. /cwi









