Un travail de master dénombre la population en zone inondable

Dania Gerber, étudiante jurassienne à l’Université de Neuchâtel (UniNE), a mené une étude qui ...
Un travail de master dénombre la population en zone inondable

Dania Gerber, étudiante jurassienne à l’Université de Neuchâtel (UniNE), a mené une étude qui permet d’évaluer le nombre de personnes vivant en zone de danger élevé d’inondation.

La Tène Des inondations avaient touché le bord du lac de Neuchâtel en 2021, comme ici à La Tène (photo: archives)

C’est une approche qui n’avait pas été réalisée en Suisse jusqu’ici. Une étudiante jurassienne de l’Institut de géographie de l’Université de Neuchâtel (UniNE) s’est intéressée, dans le cadre de son travail de master, à la population qui habite dans les zones de danger élevé d’inondation. Sa démarche a consisté à superposer les cartes des zones de danger élevé avec d’autres données sur la répartition de la population.

Dania Gerber : « J’ai gardé uniquement les zones de dangers élevés. »

Six cantons sous la loupe

L’étudiante a appliqué le procédé à six cantons suisses (JU, NE, ZH, GE, GR, VS), deux par configuration géographique (la chaîne du Jura, le Plateau, les Alpes). Ses calculs débouchent sur un taux qui représente la part de la population cantonale exposée à un danger élevé d’inondation. Si le Valais arrive en tête de l'échantillon (24%), le Jura vient ensuite avec 17,4%. Ce chiffre s’explique par la répartition de son habitat : la population y est en effet majoritairement massée le long de cours d’eau qui peuvent déborder rapidement. Le cas de Delémont est représentatif de ce phénomène, avec une forte concentration de population dans des zones directement concernées. Sans avoir analysé plus en détail les rivières et ruisseaux jurassiens, Dania Gerber nous indique que la Sorne, la Birse et l’Allaine sont les trois cours d’eau qui ressortent le plus. Elle nous confie d’ailleurs avoir toujours été fascinée par le phénomène des inondations, qu’elle a pu observer à plusieurs reprises dans son village de Courroux durant son enfance.

Le canton de Neuchâtel compte une moindre proportion de population concernée : 5,6%, principalement le long des rives du lac, dans des zones localisées et lors de variations importantes du niveau des eaux.

Selon l’UniNE, les résultats de cette étude peuvent constituer un élément d’aide à la décision dans la priorisation de certaines mesures de prévention, de protection ou de planification. /lad


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