Moustique tigre : le canton veille au grain

Le canton installe des pièges afin de recenser la présence de l’insecte. Pour l’instant, aucune ...
Moustique tigre : le canton veille au grain

Le canton installe des pièges afin de recenser la présence de l’insecte. Pour l’instant, aucune larve n’a été repérée. La population a un grand rôle à jouer afin de limiter la prolifération.

Un simple contenant dissimulé dans les broussailles : c'est le piège posé par le canton. Un simple contenant dissimulé dans les broussailles : c'est le piège posé par le canton.

Le moustique tigre n'est pas encore installé dans le canton de Neuchâtel et les autorités veulent éviter qu'il n’y prolifère. Les autorités posent et relèvent des pièges afin de recenser sa présence éventuelle. Ce jeudi, nous avons accompagné un garde-faune. Sébastien Bardet a pour l’instant le sourire : depuis le début du printemps de cette année, aucune larve n’a été recensée par l’institut qui analyse les prélèvements au Tessin. La quinzaine de pièges gérés avec le canton est relativement simple : il s’agit d’un récipient ouvert contenant de l’eau, des granulés et une tige de bois sur laquelle les moustiques vont déposer leurs œufs. « Le Tessin, c'est le centre de compétence suisse pour déterminer si oui, il y a des moustiques tigres ou pas. Pourquoi au Tessin ? Parce que c'était les premiers touchés au niveau national » explique Sébastien Bardet.

Sébastien Bardet : « Voici à quoi ressemble un piège » :

L’an dernier, la présence de l’insecte avait été attestée à deux reprises sur le Littoral. C’est pourquoi la population a aussi un rôle à jouer afin de limiter les risques liés à ce moustique capable de transmettre des maladies comme la dengue, le chikungunya ou le virus Zika.


Une surveillance en place depuis 2019

Le Service de la faune, des forêts et de la nature surveille le moustique tigre dans le canton depuis 2019 grâce à des pièges installés entre mai et septembre dans des secteurs stratégiques : les campings touristiques et les quais de chargements des grands centres commerciaux. Car le moustique tigre profite des transports pour se déplacer.

Les autorités rappellent que les mesures mises en place dans les autres cantons, qui associent surveillance, interventions rapides et participation de la population, ont permis de ralentir son expansion. L'exemple du Tessin montre qu'il est possible de contenir durablement la densité du moustique, même s'il est impossible d'empêcher totalement sa progression.

Car l'espèce poursuit sa progression en Suisse. Elle est désormais implantée dans les cantons de Genève, Vaud et du Valais, après avoir été détectée pour la première fois au Tessin en 2003. Selon les spécialistes du Réseau Suisse Moustiques, son arrivée dans l'ensemble du pays est considérée comme inévitable à terme. L'objectif est donc avant tout de ralentir sa propagation et de limiter sa présence.

Pour y parvenir, les autorités neuchâteloises misent sur deux actions simples. La première consiste à signaler tout moustique suspect sur la plateforme www.moustiques-suisse.ch. Des spécialistes se chargent de l'identifier avant une éventuelle intervention. La seconde action est de supprimer tous les petits points d'eau stagnante, qui servent de lieux de ponte. Les coupelles, arrosoirs, seaux, gouttières mal entretenues ou encore les cavités retenant l'eau sont particulièrement concernés. Il est possible de laisser une soucoupe pour permettre aux hérissons et aux oiseaux de se rafraichir, mais il faut la vider quotidiennement.

« La population a un grand rôle à jouer » :

Contrairement aux moustiques indigènes, le moustique tigre est actif en journée. De très petite taille, il se reconnaît à ses pattes rayées de noir et de blanc ainsi qu'à une ligne blanche sur le thorax. Il peut piquer plusieurs fois la même personne et provoquer une gêne importante. /aju


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