Un hélicoptère à la rescousse du funiculaire de Chaumont

Le funi est à l’arrêt depuis le 10 juillet. Sous l’effet des fortes chaleurs, les rails se ...
Un hélicoptère à la rescousse du funiculaire de Chaumont

Le funi est à l’arrêt depuis le 10 juillet. Sous l’effet des fortes chaleurs, les rails se sont déformés. Il a fallu attendre des températures moins caniculaires pour lancer les travaux. Un hélicoptère a été mandaté pour amener le ballast le long des voies.

TransN a fait appel à un hélicoptère pour transporter le ballast de la station sommital jusqu'au milieu du parcours emprunté par le funiculaire La Coudre-Chaumont. TransN a fait appel à un hélicoptère pour transporter le ballast de la station sommital jusqu'au milieu du parcours emprunté par le funiculaire La Coudre-Chaumont.

Il n’y a pas que les organismes vivants qui sont malmenés par la chaleur. Les infrastructures souffrent aussi. Le funiculaire La Coudre-Chaumont en a fait l’expérience. Il est à l’arrêt depuis le 10 juillet. Les températures extrêmes ont déformé les rails. TransN a stoppé la machine et mis en place un service de bus. Deux véhicules par la route pour remplacer un trajet par rail et par câble. Cette simple adaptation a déjà pris des airs de casse-tête. Il a fallu notamment trouver des chauffeurs qui n’étaient pas en vacances.

Mais le gros du travail, c’est sur les voies qu’il s’est déroulé. Avant d’ouvrir le chantier, il a fallu attendre que les températures nocturnes repassent sous la barre des 20 degrés. Lorsque le mercure s’est montré plus clément, les rails ont été sciés, et redressés. Pour assurer leur stabilité, TransN a décidé de compléter le ballast déjà en place. Six tonnes de matériaux à acheminer le long de la ligne, un endroit sans chemin d’accès, pentu et au milieu de la forêt. Responsable technique du funiculaire, David Huguenin plaisante en disant qu’il a hésité à déplacer les cailloux dans des seaux. C’est finalement le transport par hélicoptère qui a été privilégié. Plus rapide, mais plus cher aussi. « 60 francs la minute », précise David Huguenin.

David Huguenin : « On travaille avec l’hélicoptère et diverses sociétés pour remettre droit les rails. »

Là encore, il a fallu attendre les bonnes conditions météo pour engager l’appareil. La fenêtre s’est présentée mercredi matin. L’hélico a effectué douze allers-retours entre la station sommitale et le milieu de la ligne. Une fois les cailloux en place, il faudra encore souder les rails et procéder à des tests avant de remettre la machine en route.

C’est la première fois que le funiculaire est victime d’un tel coup de chaud, explique la responsable de la communication de TransN. Aline Odot précise que l’entreprise effectue un gros travail préventif pour éviter le plus possible ce genre de problèmes.

Aline Odot : « On s’adapte à l’évolution des climats. »  

Un hélicoptère, un funi à l’arrêt, des bus de remplacement avec chauffeur, la facture risque d’être piquante pour TransN.

« C’est aussi un gros travail d’organisation. » 

Si tout se déroule comme prévu, le funiculaire de Chaumont devrait reprendre du service le 27 juillet. Il transporte bon an mal an entre 140'000 et 150'000 voyageurs. S’il est surtout utile aux personnes qui habitent la colline surplombant Neuchâtel, il n’en reste pas moins une attraction touristique prisée, la troisième du canton en termes de fréquentation, souligne Aline Odot. /cwi

Les rails du funiculaire La Coudre-Chaumont se sont déformés sous l'effet de la chaleur. (Photo : David Huguenin) Les rails du funiculaire La Coudre-Chaumont se sont déformés sous l'effet de la chaleur. (Photo : David Huguenin)


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