Un village éphémère a fait son apparition sur les hauts de Gorgier. Depuis lundi, environ 500 scouts, - enfants et bénévoles -, participent au camp cantonal Kyklos, organisé pour la première fois en terres neuchâteloises sur la Commune de La Grande Béroche. L’événement se tient jusqu’à vendredi prochain et réunit tous les groupes de scouts du canton. Il aura fallu deux ans de travail pour mettre ce camp cantonal sur pied et accueillir les participants dans les meilleures conditions possibles. Le défi logistique est de taille : cinq cuisines ont été créées et sont gérées par une trentaine de personnes. Le camp est régulièrement ravitaillé en produits frais. « Le but est de collaborer un maximum avec des producteurs locaux », explique Camille Bochman, l’une des responsables de la communication pour le camp cantonal.
Deux réfectoires de 150 places ont été créés. Un autre abrite également un kiosque, un mur d’escalade et une tyrolienne, ajoute Jessica Hirsig, elle aussi responsable de la communication.
Jessica Hirsig : « C’est assez conséquent. C’est comme une mini-ville organisée à La Grande-Béroche. »
Pour faire face aux fortes chaleurs, les organisateurs de ce camp cantonal de scoutisme ont adapté les horaires des activités pour qu’elles se tiennent aux heures les plus fraîches. Des zones d’ombres supplémentaires ont aussi été créées.
Du côté des participants, Corentin, âgé de 13 ans, apprécie les nouvelles rencontres, comme les groupes sont mélangés pour certaines activités. Noam, 15 ans, ne cache pas son plaisir d’être de l’aventure : « ça se passe bien, on s’amuse », dit-il.
Noam : « C’est vraiment bien, on mange bien. »
Pour prendre une douche, les scouts peuvent se rendre à la salle de gym de Gorgier. Dix cabines de toilettes sèches ont par ailleurs été aménagées sur le site, mais cela implique de les vider trois fois par jour. « C’est un travail qui est nécessaire, pas forcément le plus agréable », reconnaît Camille Bochman. Les selles sont stockées dans une benne et seront transférées à la Step de Colombier à la fin du camp.
Camille Bochman : « On a opté pour des toilettes sèches, parce que ça permet d’économiser quand même beaucoup d’eau. »
Si les grands passent deux semaines sur les hauts de Gorgier, les plus jeunes, âgés de cinq ans, font trois jours sur place, par exemple. De nombreuses activités sont mises sur pied, comme des jeux de balles, des visites de musées ou un passage par le mini-golf. L’objectif de ce camp cantonal est de permettre aux différentes sections d’apprendre à se connaître, dans le respect des valeurs scoutes, telles que l’équité, le respect et la durabilité. /sbm











