La sécheresse a eu raison d’une vingtaine de truites dans le Buttes

Cette rivière située au-dessus de Buttes, dans le Val-de-Travers, est connue pour s’assécher ...
La sécheresse a eu raison d’une vingtaine de truites dans le Buttes

Cette rivière située au-dessus de Buttes, dans le Val-de-Travers, est connue pour s’assécher rapidement lors des périodes de grandes chaleurs. La situation a viré en quelques jours, malgré la surveillance menée par le Canton de Neuchâtel.

Une vingtaine de truites a succombé à la sécheresse ce week-end dans le Buttes, la rivière qui se situe en amont du village du même nom dans le Val-de-Travers. (Photo : Kevin Beuret) Une vingtaine de truites a succombé à la sécheresse ce week-end dans le Buttes, la rivière qui se situe en amont du village du même nom dans le Val-de-Travers. (Photo : Kevin Beuret)

Une vingtaine de truites a succombé à la sécheresse ce week-end dans le Buttes, la rivière qui se situe en amont du village du même nom dans le Val-de-Travers. Durant les périodes de fortes chaleurs telles que celle que l’on connaît actuellement, les gardes-faunes neuchâtelois sont chargés de veiller sur l’état des cours d’eau des secteurs qui leur sont attribués. Dans ce cas précis, la situation a tourné en quelques jours, selon Robin Berger, collaborateur scientifique au Service de la faune, des forêts et de la nature (SFFN), « avec toujours moins d’eau, une baisse de l’oxygène et les mortalités qui arrivent ». C’est le photographe Kevin Beuret qui a alerté le Canton après avoir découvert des poissons morts. « Le cas du Buttes est assez connu pour sécher en temps de sécheresse et de grande chaleur, donc c’est un peu un secteur qu’on surveille chaque année », précise Robin Berger. Après le signalement du photographe, le garde-faune s’est immédiatement rendu sur place pour évaluer la situation. Des pêches de sauvetage réalisées dimanche ont permis de sauver quelques poissons dans un autre secteur de la rivière.

Robin Berger : « Le garde-faune a pris les devants pour faire dès le lendemain matin des pêches de sauvetage sur un secteur plus en aval […] où la situation commençait de s’empirer sérieusement. »

Le Canton de Neuchâtel a aussi procédé à des pêches de sauvetage dans le lac des Brenets récemment, ce qui a permis de sauver entre 2'000 et 3'000 poissons. L’Etat a également dû intervenir dans le Vaux au Landeron.

Avant de se lancer dans des pêches de sauvetage électriques, les spécialistes réalisent une pesée d’intérêts. Robin Berger précise que le Canton évalue tout d’abord l’état des poches d’eau et leur capacité à se maintenir ou non. Les pêches électriques, si elles sont efficaces, sont aussi une source de stress pour les poissons, explique Robin Berger. « Si la gouille était restée, on ferait peut-être plus de mal que de bien », en procédant au sauvetage des poissons, ajoute-t-il.

En replaçant les poissons sauvés dans d’autres secteurs, il y a aussi le risque de surcharger le lieu d’accueil et « d’aggraver le phénomène », précise Robin Berger.

« On les remet dans des secteurs où il y a déjà d’autres poissons qui sont en difficulté et on surcharge ces milieux avec d’autres poissons. »

La population peut contribuer à la sauvegarde des poissons en signalant les secteurs où ceux-ci se retrouvent en difficulté. « Les principaux observateurs au bord des cours d’eau, que ce soit les pêcheurs, les naturalistes, les promeneurs, s’ils voient ce genre de phénomène, il ne faut pas qu’ils hésitent à nous le signaler », conclut Robin Berger.

De son côté, Thierry Christen, le président de l’Association des pêcheurs de la Gaule, ne se dit, pour le moment, « pas particulièrement inquiet au vu de la configuration de nos paysages un peu montagneux, avec des forêts, qui protègent les cours d’eau ». /sbm


 

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