Une campagne de prévention a été menée sur les réseaux sociaux, notamment par le Centre d’information pour la prévention du tabagisme, le Cipret, du canton de Neuchâtel, du 29 avril au 19 mai. Puffs, snus et sachets de nicotine sont au cœur des enjeux, à l’heure du bilan.
La consommation de produits nicotiniques augmente. Au-delà de la cigarette conventionnelle, les jeunes sont toujours plus attirés par les puffs, les sachets de nicotine à placer sur la gencive, ou encore les snus. Selon l’enquête Santé et Lifestyle de l’Office fédéral de la santé publique, la multi-consommation est en nette hausse.
Le Centre d’information pour la prévention du tabagisme, le Cipret, pour le canton de Neuchâtel a mené, avec cinq autres cantons latins, une campagne de prévention sur TikTok et Snapchat ce printemps, pour tenter de sensibiliser les plus jeunes. « Ils ont entendu des discours disant que c’est moins dangereux, donc ils entendent que ce n’est pas dangereux. Or, ce n’est pas le cas », avertit Romane Kolly, cheffe de projet au Cipret Neuchâtel.
Romane Kolly : « C’est inquiétant, à 13 ans, quand il y a une si grande consommation de nicotine. »
La campagne, baptisée Nicotine Gang, consistait en trois courtes vidéos de 10 secondes, axée sur les puffs, les sachets nicotiniques et la cigarette. Elle redirigeait ensuite vers une page d’information et un test d’addiction. Nicotine Gang visait avant tout à casser les idées reçues sur les nouveaux produits nicotiniques.
Au total, elle a compté 8'000 vues et 1'400 clics sur la page d’informations, rien que sur le Canton de Neuchâtel. Un résultat satisfaisant, selon le Cipret Neuchâtel.
« Derrière l’image positive de ces produits, il y a des autres enjeux. »
Le monde politique s’attaque également à la problématique. En décembre dernier, le Canton de Neuchâtel a voté l’interdiction des puffs. Une mesure qui doit encore être mise en application. Quant à la vente de snus, elle est interdite en France dès le 1er avril, et en Belgique depuis 2023. Pour le Cipret Neuchâtel, ces interdictions aideront à diminuer une consommation problématique, mais elles doivent toutefois s’accompagner d’une prévention sur le terrain. /bla









