« C’est la misère » indique Didier Calame, en référence à la sécheresse. Le président du Conseil communal des Planchettes s’inquiète de la pénurie d’eau dans sa commune. Il faut dire que le village n’est pas relié à un réseau d’eau courante. Certains agriculteurs doivent remplir leurs citernes en transportant de l’eau depuis les hydrantes les plus proches. « La situation est comme chaque fois qu'il y a des sécheresses : il y a ceux qui ont des réserves d'eau assez conséquentes qui n'ont pas trop de soucis à se faire, puis il y a ceux qui ont des réserves d'eau plus faibles et qui doivent se débrouiller pour aller chercher de l'eau où il y a des hydrantes, puis achalander leurs citernes à eau pour pouvoir donner à boire à leur bétail ou nettoyer les machines à traire ».
De surcroît, aux Planchettes, « le problème est récurrent. Ça devient de plus en plus souvent », soupire Didier Calame.
Dans cette situation et au vu du stress que cela provoque, pourquoi ne pas relier le village à un réseau d’eau courante ? « C'est clair qu’une telle réalisation coûte cher. Il y a une vingtaine d'années, le législatif avait validé un crédit d’étude de 20'000 francs. Le projet avait été combattu en référendum, qui avait cumulé 75% de non. Cela avait cassé les pattes aux autorités de l'époque. Il n'y a actuellement pas de volonté populaire pour remettre ça au goût du jour. Mais on devra y passer un jour. Dans combien de temps, je ne sais pas. »
Une situation stressante pour le monde agricole
Si les privés parviennent à économiser l’eau et à vivre avec le strict minimum, la sécheresse provoque un tout autre sentiment chez les agriculteurs : « La situation est très stressante » au sein des exploitations indique Didier Calame, de surcroît dans les domaines qui produisent du lait et qui requièrent davantage d’eau.
Entretien avec Didier Calame :
Situation pas alarmante à Val-de-Travers
Contacté lundi matin, la situation n’est pas dramatique à Val-de-Travers. La commune indique que le niveau actuel des nappes est « suffisant » et qu’il n’y a pas de tarissement dans les sources. Malgré cela, les autorités comptent sensibiliser la population aux économies d’eau d’ici la fin de semaine.
A Val-de-Ruz, la situation est pour l’instant également « maîtrisée » nous a indiqué le conseiller communal Daniel Geiser.
La nappe est également stable dans la Vallée de La Brévine : « il n’y a pas de baisse pour l’instant » déclare Anthony Martin, membre du comité de direction du Syndicat intercommunal des eaux de la vallée de La Brévine. Seules les fermes non-reliées au réseau sont actuellement en difficulté en raison de la sécheresse. /aju









