Entre vendredi et samedi, le BeRock Festival enflamme le bord du lac à Saint-Aubin. Après une année d’absence, cette onzième édition marque un retour sur les origines de la manifestation. Immersion dans le festival de tout une commune.
Une édition gratuite et 100% suisse. Le BeRock Festival réunit amateurs de rock et villageois à La Grande Béroche depuis vendredi soir. Pour son retour après une année d’absence, le festival a choisi de retrouver une formule plus intimiste et accessible, celle qui lui avait permis de se faire un nom à ses débuts. Le BeRock a tout de même innové cette année, notamment en termes de lieu. Le festival se situe pour la première fois sur la place du port de Saint-Aubin. Cela permet notamment de profiter des infrastructures comme la salle des fêtes.
Un air de fête villageoise
Pierre Faivre, trésorier du BeRock Festival, explique que les restaurateurs, dont plusieurs food-trucks, et les encaveurs présents sont « uniquement de La Grande Béroche ». Une seconde partie du site, distincte de la scène musicale, est consacrée à un espace plus « cosy » au bord de la plage. Cela permet aux visiteurs de « manger, discuter et profiter », indique le trésorier.
Le lieu a aussi été salué par les artistes. Vincent Renevey, président du BeRock Festival, explique que Marc Storace a même indiqué souhaiter « venir vivre ici ». L’artiste, ancien membre du groupe Krokus, s’est produit vendredi soir sur la scène du BeRock. Il a notamment fait l’honneur de jouer un morceau de AC/DC avec le groupe local des Sales Gosses. Alix Leuba, guitariste du groupe et aussi responsable de la programmation du BeRock Festival, confie que c’est un « souvenir impérissable », marqué à jamais dans la mémoire du groupe en partie natif de la commune.
Reportage sur le nouveau lieu du festival :
Tout un village autour du festival
Le festival peut compter sur près de 300 bénévoles, tous secteurs confondus. Une main d’œuvre chère au festival, qui a dû faire face à des difficultés financières ces dernières années. Ému, Pierre Faivre explique que le comité se « démène depuis bientôt un an pour le remettre sur pied ». Interrogé sur le retour de la gratuité, le trésorier du BeRock Festival affirme que sur toutes les éditions, « les plus belles étaient celles gratuites ». La volonté de faire grandir le festival avec des artistes « de plus en plus importants » n’est donc plus au goût du jour. Il doit rester local. Des gobelets à l’effigie de l’édition 2026 ont notamment été mis en place pour soutenir la manifestation. Ils rencontrent un franc succès.
Pierre Faivre : « La gratuité, c’est aussi notre marque de fabrique. »
Des têtes d’affiche locales
Samedi soir, c’est au tour du rappeur jurassien Sim’s de se produire, pour la deuxième fois, au festival. Simon Seiler, de son vrai nom, garde un très bon souvenir de sa venue en 2021. C’était alors sa première représentation devant un public après la pandémie de Covid. Cette année, le rappeur confie avoir « un peu retouché la set list pour qu’elle soit un peu plus énervée ». Il se rappelle d’un festival avec « de la bière qui vole et des gens torse-nu qui se sautent dessus ». Avant de monter sur scène à 22h15, il espère que le public saura répondre à ses attentes basées sur ses souvenirs.
Sim’s : « C’est vraiment un des meilleurs souvenirs de scène que j’ai. »
Concernant la possibilité d’une prochaine édition, le président du BeRock Festival Vincent Renevey explique que la volonté est présente, mais qu’elle repose sur le soutien apporté. Notamment celui de la Commune de La Grande Béroche qui met à disposition le bord du lac et diverses infrastructures indispensables.
Vincent Renevey : « Sans le soutien de la Commune, on ne peut pas parler de prochaine édition. »
Une validation de la Commune est attendue par le comité d’ici à fin septembre. D'ici là, les festivités et les sonorités se poursuivent jusqu'à tard dans la nuit samedi. /ewa











