Le sergent à la gendarmerie de la Police de proximité de Neuchâtel partira à la retraite le 15 juillet après 38 ans de carrière. C’est lui qui assure régulièrement la sécurité des députés lors des sessions au Château de Neuchâtel.
Il veillait déjà sur les débats du Grand Conseil neuchâtelois en 1989. Le sergent à la gendarmerie de la Police de proximité de Neuchâtel Alain Cherbuin prendra sa retraite le 15 juillet, après plus de 38 ans de carrière.
Depuis 2021, il assure régulièrement la sécurité des députés lorsqu’ils se réunissent au Château de Neuchâtel. Ce mardi 30 juin, c’est lui qui était en poste, pour la dernière fois. A cette occasion, de nombreux députés et conseillers d’Etat sont venus lui serrer la main pour marquer le coup. Il faut savoir que, dès les débuts de sa carrière, Alain Cherbuin a été affilié à cette mission. Sa première session parlementaire remonte à 1989, mais ses souvenirs restent intacts. « Comme l’après-midi, j’avais la gym à Colombier. Je suis parti à midi et j’ai tout laissé en plan » ; un épisode qui a failli lui coûter un blâme.
Alain Cherbuin : « C’était un abandon de poste. J’avais dû passer devant l’officier qui m’avait remis à l’ordre. »
A cette époque, les gendarmes étaient en tenue d’apparat et leurs tâches n’étaient pas tout à fait les mêmes qu’aujourd’hui. Alain Cherbuin évoque le rôle de téléphoniste que jouaient les gendarmes à l’époque des cabines téléphoniques. « On faisait aussi la monnaie pour que les députés puissent téléphoner », se souvient-il. Les pauses étaient aussi appréciées.
« J’ose pas trop le dire, mais on mangeait le gâteau au fromage le matin et on buvait le petit coup de blanc à 9 heures. »
Selon Alain Cherbuin, aucun événement grave n’est venu entacher les débats. Lorsque des groupes profitent des sessions pour afficher leurs revendications dans la cour du Château, il dit avoir toujours privilégié le dialogue avec les responsables pour éviter les scandales. Lorsque l’heure de la retraite sonnera, ce sont surtout les contacts humains qui vont lui manquer, dit-il, bien plus que les discussions des parlementaires. « Il y a des débats politiques qui sont très intéressants, mais d’autres qui sont un petit peu moins intéressants. »
Une fois retraité, Alain Cherbuin continuera de souffler dans son saxophone pour l’Union instrumentale de Fleurier et de sillonner la région à moto. /sbm









