Les Communes de Cressier, du Landeron et de Lignières ont donné leur aval au renforcement d’activités hors-murs, mais Cornaux demande davantage d’informations et se prononcera ultérieurement.
Un projet de développement qui reste en suspens. Les Conseils généraux des Communes de Cornaux, de Cressier, du Landeron et de Lignières étaient appelés à se prononcer sur un renforcement de la dotation en personnel du Centre d’animation et de prévention (CAP), actif auprès des jeunes de 12 à 18 ans.
Le projet consiste à développer un dispositif de travail social hors-murs afin que les collaborateurs du CAP soient davantage présents auprès de la jeunesse à Cressier, à Cornaux et à Lignières, l’institution étant officiellement basée au Landeron. Les différents législatifs étaient ainsi appelés à valider la création de deux nouveaux postes à 60% et l’augmentation de 10% du taux d’activité de la direction. Sur le plan financier, cette dotation supplémentaire est devisée à 125'217 francs par an ; un montant qui serait financé à hauteur de 75'130 francs par le Canton en 2027. Les 50'087 francs restants seraient répartis entre les quatre Communes concernées en fonction de leur nombre d’élèves scolarisés au C2T (Centre des deux Thielles).
Les législatifs de Cressier, du Landeron et de Lignières ont donné leur accord à l’unanimité lors de leur séance respective du jeudi 25 juin. En revanche, le Conseil général de Cornaux n’est pas entré en matière le lundi 22 juin. Le législatif a demandé des précisions, notamment concernant la participation du Canton au-delà de 2027. « Le Conseil général n’est aucunement contre le CAP, au contraire, mais il attend des garanties », indique la conseillère communale en charge du dossier Lina Veliz Schopfer. Une réunion est prévue avec la commission financière de Cornaux à la rentrée d’août et l’objectif est de soumettre une nouvelle fois ce rapport au législatif lors de la séance du 28 septembre. Si le vote est positif, il se peut que le projet puisse encore entrer en vigueur comme prévu au 1er janvier 2027, mais si Cornaux apporte une modification au texte, les trois autres Communes partenaires devront une nouvelle fois se prononcer sur la convention modifiée, ce qui pourrait retarder le déploiement du dispositif. « L’objectif est que le projet puisse voir le jour dans les temps », assure Lina Veliz Schopfer. « On ne va pas faire capoter le CAP », ajoute-t-elle.
Un projet déjà testé par le passé
Le Centre d’animation et de prévention a notamment pu tester ce dispositif hors-murs entre septembre et fin-décembre 2025, principalement au Landeron, mais « la configuration actuelle du CAP ne permet pour l’instant pas le déploiement d’un dispositif de travail social hors-murs régulier et sur la durée », peut-on lire dans le rapport soumis aux différents législatifs. Pour cette phase de test, l’institution a pu compter sur un financement cantonal extraordinaire et sur l’appui du Centre de loisirs de Neuchâtel, actif dans le domaine depuis une dizaine d’années. Aux yeux du CAP, un dispositif hors-murs a pour avantage que les travailleurs sociaux vont à la rencontre des jeunes là où ils se retrouvent. /sbm









