Fin des après-midis libres dans les écoles du Littoral

La canicule a poussé les cercles scolaires à s’adapter en fin de semaine passée. Les établissements ...
Fin des après-midis libres dans les écoles du Littoral

La canicule a poussé les cercles scolaires à s’adapter en fin de semaine passée. Les établissements du Littoral ont rendu les cours de l’après-midi facultatifs, voire les ont annulés. Un directeur de collège et le directeur du Cercle scolaire des Cerisiers saluent une décision positive, alors que l’école a repris normalement ce lundi.

 Les élèves du Collège des Terreaux et des autres collèges neuchâtelois sont en classe ce lundi après-midi, comme à l’accoutumée. (photo d'illustration ldd) Les élèves du Collège des Terreaux et des autres collèges neuchâtelois sont en classe ce lundi après-midi, comme à l’accoutumée. (photo d'illustration ldd)

Les élèves du Littoral doivent à nouveau retourner à l’école l’après-midi. Jeudi et vendredi derniers, les cours de l’après-midi étaient facultatifs pour les écoliers de l’Éoren, l’École obligatoire région Neuchâtel, ainsi que de Cescole, le cercle scolaire de Colombier et environs, en raison des fortes chaleurs. Ils ont même été totalement supprimés en seconde partie de journée pour les élèves du Cercle scolaire des Cerisiers à Gorgier. Avec la baisse des températures, les différents établissements ont rétabli le régime ordinaire.

Au collège des Terreaux à Neuchâtel, durant ces deux jours, le taux de présence a varié en fonction de plusieurs facteurs. « Il y a eu des situations très différentes selon l’âge des élèves et selon les activités prévues », explique Xavier Humair, directeur du collège neuchâtelois. « Chez les plus grands, les 9e, 10e et 11e, nous avons tourné autour de 90 % d’absences l’après-midi. Le vendredi après-midi, il y a même eu beaucoup de classes où il n’y avait aucun élève. Chez les élèves du cycle 2, le taux d’absence a aussi été aux alentours de 80 %. Chez les plus petits, cela dépendait fortement de ce qui était prévu : lorsque l’activité se déroulait sur toute la journée, les absences étaient relativement faibles », ajoute-t-il.

Xavier Humair relève également une mesure qui s’est montrée efficace : « Cela évitait de devoir tout réorganiser, d’organiser des permanences et de communiquer dans l’urgence. Du côté des familles, c’était aussi assez simple : il suffisait d’annoncer l’absence de l’enfant. »

Xavier Humair : « S’il y avait des activités qui étaient prévues en classe, il y avait plus d’absences. »

Au bon moment

S’il y a un point positif concernant cette canicule, c’est qu’elle est arrivée à une période de l’année scolaire où « les notes sont bloquées et où les activités plus récréatives prennent le pas sur le travail scolaire », explique Xavier Humair. Les enjeux pédagogiques étant quasiment absents en cette fin d’année scolaire, le souci principal était avant tout de « garantir une solution de garde adéquate » aux enfants, relève le directeur du Collège des Terreaux.

Dans le Cercle scolaire des Cerisiers, même si les leçons de l’après-midi ont été purement annulées, les enseignants, eux, n’étaient pas libérés, explique Mirza Hajdarbasic. Cela a permis aux « deux ou trois élèves par classe » d’être surveillés et accompagnés par les professeurs. « C’était une mesure pour les élèves, pas pour mettre les familles dans l’embarras », ajoute-t-il.

À chaque cercle scolaire, sa propre cuisine

Pour décider des mesures à prendre dans ce genre de situation, chaque cercle scolaire peut agir de manière indépendante. « L’école régionalisée fait que chacun décide un peu de son côté. Même si le canton donne de grandes lignes, il est difficile d’imposer les mêmes directives à chaque cercle scolaire », explique Xavier Humair.

Le directeur du Collège des Terreaux salue cette liberté de mouvement : « La manière dont cela est géré actuellement est satisfaisante : chaque cercle scolaire peut faire valoir sa marge de manœuvre. » Le son de cloche est le même du côté du Cercle scolaire des Cerisiers. Son directeur, Mirza Hajdarbasic, relève également la bonne coordination entre les cercles scolaires et le Service de l’enseignement obligatoire.

Xavier Humair : « On se rend bien compte qu’il est compliqué de faire passer de la matière avec de telles températures. »

Reste désormais à voir si ces mesures spéciales canicule pourront être reconduites de la même manière lors de prochains épisodes de forte chaleur ou si d’autres réajustements devront être faits. « Il faudra peut-être adapter les périodes de vacances, comme le font les pays d’Europe du Sud », ajoute encore Xavier Humair.

À noter que, dans plusieurs pays d’Europe, les vacances scolaires d’été ont déjà commencé : au Portugal, certains élèves sont en pause estivale depuis le 5 juin. En Italie, les dates varient selon les régions, entre le 8 et le 30 juin. En Espagne, elles débutent généralement à la mi-juin. /yca


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