En cas d’avis de fort vent ou de tempête, les usagers du lac doivent être avertis par un signal visuel. Les feux d’alerte se faisant vieillissant, ils ont tous été remplacés sur les lacs Léman, de Neuchâtel et de Morat.
Le vent souffle sur le lac de Neuchâtel, ce mercredi. Nous sommes pourtant loin d’un avis de tempête, pour des vents à partir de 60 km/h, ou même d’un avis de fort vent, dès 46 km/h. Pour la démonstration, un feu d’alerte sera toutefois déclenché. Une lumière orange et pivotante s’allume du côté d’Yverdon. Ce feu fait partie de l’un des 36 points lumineux répartis sur les lacs Léman, de Neuchâtel et de Morat.
Ils ont été remplacés dans leur intégralité et modernisés. Autrefois, les feux « à éclipses » étaient des ampoules à sodium munies d’un cache qui leur tournait autour. Aujourd’hui, le système est composé de LED et s’enclenche immédiatement dès qu’un avis est détecté.
Steve Papilion, chef de projet au Service vaudois de la sécurité civile et militaire : « Les anciens feux étaient vétustes et en fin de vie. »
Du côté de MétéoSuisse, le nouveau système permet une meilleure vérification de leurs alertes. Étant au départ de la chaîne, l’Office fédéral de météorologie et de climatologie était un acteur clé du projet. Au final, la façon d’envoyer les avis ne change pas, mais le système est plus sûr et plus fiable qu’auparavant. Cinq zones sont définies : trois pour le Léman, une pour le lac de Neuchâtel et une pour le lac de Morat.
Isabelle Bey, cheffe du Centre régional Ouest chez MétéoSuisse : « On dispose désormais d’un système plus robuste et plus résilient. »
Le projet, intercantonal sur les cantons de Vaud, Genève, Neuchâtel, Fribourg et du Valais, mais également transfrontalier avec la Haute-Savoie pour le lac Léman, est piloté par le Service de la sécurité civile et militaire du canton de Vaud (SSCM). Le renouvellement complet, mais également la création d’un système de commande commun, ont coûté 2,4 millions de francs, à charge proportionnellement du nombre de feux présents sur chaque territoire.
Louis-Henri Delarageaz, chef du SSCM : « On a un retour d’information qui nous permet de savoir en temps réel si le système est opérationnel. »
Au total, 36 feux ont été remplacés, dont 11 sur le lac de Neuchâtel, parmi lesquels 5 sont basés en territoire neuchâtelois. Le lac de Bienne, lui, dépendant de bases légales différentes, n’a pas été intégré au projet. Désormais plus facilement réparables grâce à des mâts basculants, Le système commun permet de contrôler la fiabilité des feux, leur déclenchement en cas d’alerte, mais également les possibles pannes. /bla









