Plus de sous et de membres pour les associations de pêcheurs

Augmenter les prix des permis pour inciter les pêcheurs à s’affilier à une des deux sociétés ...
Plus de sous et de membres pour les associations de pêcheurs

Augmenter les prix des permis pour inciter les pêcheurs à s’affilier à une des deux sociétés neuchâteloises. Après plus de 15 ans, le Conseil d’État répond au vœu de la Gaule et de la Fario.

La formation des membres est l'une des prérogatives des sociétés de pêche. (Photo : T. Christen) La formation des membres est l'une des prérogatives des sociétés de pêche. (Photo : T. Christen)

Les permis de pêche devraient coûter plus cher à l’avenir dans le canton de Neuchâtel. Et c’est tant mieux estime Thierry Christen, le président de l’Association des pêcheurs de la Gaule. La société de pêche qui taquine le poisson sur le haut du canton et la Fario, son pendant pour le bas, sont regroupées sous la bannière de la Fédération neuchâteloise des pêcheurs en rivière. La FNPR appelle cette modification de ses vœux depuis plus de 15 ans, assure Thierry Christen. Pour la Fédération, il s’agit de mettre sur un pied d’égalité les pêcheurs affiliés à une société et les autres.

Pour autant que le Grand conseil donne son aval et qu’il n’y ait pas de référendum, c’est au Conseil d’État qu’il incombera de fixer les catégories de permis et leur tarif par voie règlementaire. Ceci devrait permettre, écrit l’État dans son rapport « une adaptation plus souple du dispositif aux besoins futurs ». Jusque-là, les types d’autorisations et leur prix figurent noir sur blanc dans la loi sur la fune aquatique.

Le projet de modification du texte prévoit que le montant du permis annuel n’excède pas 190 francs. Une augmentation de 40 francs, soit le prix de la cotisation à l’une ou l’autre des associations régionales.

Thierry Christen : « Notre but ce n’est pas d’avoir de l’argent, c’est d’avoir des membres. »  

Les gains supplémentaires seront reversés à la FNPR pour l’exécution de certaines tâches prévues par la loi. Il s’agit, en plus de la formation des pêcheurs, de venir en appui aux gardes-faune pour les opérations de suivi par pêche électrique, de participer aux mesures de repeuplement, au relevé des frayères et au nettoyage et à l’entretien des cours d’eau. Si dans la pratique ces principes sont déjà appliqués, ils seront à l’avenir régis par un contrat de prestations.

Thierry Christen souligne encore que la modification de la loi prévoit que le prix d’une autorisation ne sera plus doublé pour un pêcheur domicilié hors de Neuchâtel et qu’un permis d’invité sera également créé. Quant aux mineurs, ils bénéficieront toujours d’un tarif réduit. L’âge pour l’obtention d’un tel titre pourrait passer de 18 à 20 ans.

« On voulait arrêter ce protectionnisme d’un autre siècle de faire payer le double à ceux qui viennent chez nous. »

Le président de La Gaule rêve d’aller encore plus loin. Il imagine un permis national, sur le modèle du Magic Pass pour les stations de ski, qui permettrait à n’importe quel pêcheur d’aller jeter son hameçon dans les différents cours d’eau et lacs du pays. Mais ça, c’est de la musique d’avenir.

« Peut-être qu’on peut imaginer à futur un permis unique lac et rivière. »

Le Canton de Neuchâtel délivre environ 700 permis de pêche annuels. Parmi les détenteurs, seuls 200 sont affiliés à une des deux sociétés. /cwi


 

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