Le collectif ABAL n’a pas l’intention de quitter les anciens abattoirs de Serrières, qu’il occupe illégalement depuis samedi. Il l’affirme dans un communiqué diffusé jeudi soir. Ses membres ont décidé jeudi de ne pas s'en aller tant que la Ville ne répondrait pas « de manière concrète » à leurs revendications. En premier lieux, ils exigent la mise à disposition d’un lieu permettant d’accueillir leur projet d’institution artistique, baptisé CARAC.
Mercredi, le Conseil communal de Neuchâtel a demandé que les squatteurs quittent les lieux ce vendredi à 17h, dernier délai. Dans leur argumentaire, les signataires répondent point par point aux arguments de l’exécutif. Ils estiment que leurs activités se déroulant pour le moment essentiellement à l’extérieur, invoquer l’insalubrité des lieux n’est pas pertinent. Ils jugent que vouer ce bâtiment à la démolition alors que des artistes ont besoin d’espace n’a pas de sens. Enfin, selon eux, le projet CARAC ne ferait pas doublon avec l’offre artistique actuelle.
ABAL a lancé une pétition de soutien qui a récolté selon lui plus de 900 signatures à ce jour. Un projet soutenu par des habitants de Serrières, des formations politiques comme le POP, les jeunes socialistes ou les Jeunes Vert.e.s, mais aussi des institutions culturelles telles que la Fête de la Musique, le NIFFF, ou le Centre d’Art Neuchâtel. /comm-jhi









