Il y a 100 ans jour pour jour, un cyclone frappait La Chaux-de-Fonds

La catastrophe a fait un mort, sept blessés et de nombreux dégâts aux fermes, jusqu’aux Breuleux ...
Il y a 100 ans jour pour jour, un cyclone frappait La Chaux-de-Fonds

La catastrophe a fait un mort, sept blessés et de nombreux dégâts aux fermes, jusqu’aux Breuleux. Nous nous sommes rendus sur le site le plus touché à l’époque, la ferme Geiser, aux Bulles, au nord-est de la Métropole horlogère. Le nouveau propriétaire du lieu a conservé des archives de l’événement.

La ferme Geiser, aux Bulles, frappée par le cyclone de 1926 (photo tirée du petit fascicule édité à l'époque). La ferme Geiser, aux Bulles, frappée par le cyclone de 1926 (photo tirée du petit fascicule édité à l'époque).

Il y a 100 ans jour pour jour, le 12 juin 1926, un cyclone faisait un mort et sept blessés entre La Chaux-de-Fonds et Les Breuleux, endommageant voire détruisant 25 fermes. Des informations tirées des archives du quotidien L’Impartial et d’un fascicule illustré, publié à l’époque de la catastrophe. « Il faisait très chaud. Il y a eu une accumulation de nuages. Le cyclone s’est déclenché tout à coup à 17h30 et il est passé sur le nord de [la Métropole horlogère], donc il a surtout atteint des fermes et a poursuivi sa route jusqu’aux Breuleux. Alors qu’en 2023, la tempête affecte La Chaux-de-Fonds et particulièrement la ville », rapporte l’historien Laurent Huguenin. Celui-ci ajoute que la victime du cyclone était « un enfant qui a échappé à sa maman, emporté par le vent par ici aux Bulles, qui est retombé sur le sol et décédé sur le coup ». 

Laurent Huguenin : « La victime est un enfant qui avait échappé à sa maman, emporté par le vent. »

Le site le plus touché était la ferme Geiser. Bilan : toit emporté, murs détruits, plusieurs personnes blessées et six vaches tuées. Le propriétaire actuel des lieux, Frédéric Rohrbach, a conservé des archives témoignant des dégâts du cylcone. « Mes grands-parents me racontaient qu’avant le cyclone, la ferme avait brûlé. Les vaches de l’ancien propriétaire avaient encore eu la fièvre aphteuse. Mais depuis que [la ferme] est dans la famille, il n’y a plus jamais rien eu. » Notamment lors de la tempête de 2023. Paysagiste, Frédéric Rohrbach a eu du travail plein les bras : « Tous les gars étaient partis en vacances. Presque tout le monde est revenu. On a bossé presque deux ans à réparer tous ces jardins. La façon dont les arbres ont été déraciné, c’est par une force inimaginable… »

Frédéric Geiser : « [J'ai récupéré ces archives] en faisant des brocantes. »

Les dégâts provoqués par le cyclone ont suscité un élan de solidarité national. « Une souscription a été lancée à la population de La Chaux-de-Fonds et à travers toute la Suisse », explique Laurent Huguenin. « Dans L’Impartial du 16 juin 1926, il y a toute une liste. On voit qu’il y a des gens qui ont donné 20 francs, 4 francs, 5 francs. Une grande boîte a donné 2000 francs. C’est une grosse somme quand on voit que le journal coûtait 10 centimes à l’époque », souligne Frédéric Rohrbach.

« Une grande boîte de La Chaux-de-Fonds a donné 2000 francs. Une grosse somme à l'époque quand on voit que le journal coûtait 10 centimes. »

Relevons enfin qu’en 1926, contrairement à 2023, l’alerte avait pu être donnée : « On sonne le tocsin. On le sait, parce qu’une dame dit au rédacteur du journal qu’on n’entendait même plus le tocsin, tellement la tempête faisait de bruit. Le tocsin, c’est la cloche du Grand Temple », raconte Laurent Huguenin.

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Le cyclone s’était déchaîné durant une demi-heure entre La Chaux-de-Fonds et Les Breuleux. /vco


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