Une conservatrice pour moderniser le musée du Landeron

Pour la première fois depuis sa création, le Musée de l’Hôtel de Ville du Landeron a une conservatrice ...
Une conservatrice pour moderniser le musée du Landeron

Pour la première fois depuis sa création, le Musée de l’Hôtel de Ville du Landeron a une conservatrice. Passionnée et capable de « voir le musée même en fermant les yeux », Lyla Vaucher-de-la-Croix imagine aussi de nouvelles manières de transmettre ce patrimoine.

Pour Lyla Vaucher-de-la-Croix, « un musée sert bien sûr à conserver, mais surtout à transmettre. » Pour Lyla Vaucher-de-la-Croix, « un musée sert bien sûr à conserver, mais surtout à transmettre. »

Cela fait 20 ans que Lyla Vaucher-de-la-Croix déambule dans le Musée de l’Hôtel de Ville du Landeron. D’abord comme bénévole – convaincue de s’y engager après la cérémonie communale en l’honneur des jeunes devenus majeurs, célébrée dans la Salle de la Justice – et désormais comme conservatrice. Pour la première fois de son existence, le musée a ouvert ce poste au mois de février, grâce à la contribution plus généreuse de la Commune et de la Société de développement du Landeron.

Avec le Conseil de fondation, Lyla Vaucher-de-la-Croix songe à des manières de rendre les salles « plus vivantes et accessibles », elles qui ont conservé leurs arrangements d’origine depuis l’ouverture au public en 1980.


Se rapprocher du public

En ce mois de mai, le musée accueille ainsi des stations sportives au milieu des œuvres dans le cadre du duel intercommunal lancé par la Coop, tandis que pour Halloween, des animations aborderont nos peurs collectives. Cet automne encore, le musée « ira à la rencontre des publics qui ne peuvent plus venir », continue Lyla Vaucher-de-la-Croix, en présentant notamment des œuvres aux résidents des homes de Cressier et du Landeron.

La nouvelle conservatrice imagine aussi repenser les accrochages pour mettre en valeur la vie quotidienne de nos ancêtres, au-delà des grandes batailles.

Lyla Vaucher-de-la-Croix : « Remplacer certaines collections d’armes par des objets du quotidien aurait du sens aujourd’hui »

Lyla Vaucher-de-la-Croix est conservatrice, mais son rôle, elle le conçoit d’abord dans la transmission. « J’ai toujours beaucoup d’affection à observer le regard des gens, lorsqu’ils et elles entrent dans une pièce et découvrent tel objet ou telle fresque… Puis raconter la petite anecdote qui leur permet d’avoir les yeux qui pétillent », s’émerveille-t-elle.

Le Musée de l’Hôtel de Ville du Landeron rappelle que les histoires locales s’inscrivent aussi dans la « Grande Histoire », comme avec les procès pour sorcellerie ou les guerres de Bourgogne. Le Musée de l’Hôtel de Ville du Landeron rappelle que les histoires locales s’inscrivent aussi dans la « Grande Histoire », comme avec les procès pour sorcellerie ou les guerres de Bourgogne.

Cette passion, Lyla Vaucher-de-la-Croix la trouve aussi dans son attachement au Musée de l’Hôtel de Ville du Landeron. « C’est entre ces murs que j’ai appris mon métier d’historienne » en préparant des ateliers, en menant des visites guidées ou en réalisant l’inventaire des collections, rappelle la native du village. « Cet espace m’émeut à chaque fois que j’y mets les pieds » glisse-t-elle, lorsqu’elle s’imagine les histoires de toutes les personnes qui y sont passées avant elle.

« On peut imaginer tant d'histoires. »

Ces récits locaux participent aussi de la « Grande Histoire », rappelle la conservatrice. Du fait de la position du Landeron, bourg fortifié construit au 15e siècle par le Comte de Neuchâtel pour surveiller la région face à son rival, l’évêque de Bâle. Mais aussi par certains objets de la collection, comme une armure milanaise, rappelant les guerres de Bourgogne. Ce passé, que Lyla Vaucher-de-la-Croix ne se lasse jamais de partager. /jti


 

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