Pour son dernier passage avant l’été dans « La Matinale », Éric Constantin s’est improvisé critique littéraire avec une mission très simple : conseiller des lectures aux vacanciers, ou au moins leur donner une bonne raison de rire sur la plage. Entre faux polars politiques, romans de science-fiction neuchâtelois et biographies totalement absurdes, l’humoriste a transformé la rentrée littéraire en immense satire de l’actualité. Avec son sens habituel de la punchline, il imagine par exemple Nicolas Sarkozy en héros de « Journal d’un chasseur », ou encore un thriller dystopique situé dans un canton de Neuchâtel sans places de parking. De quoi faire passer Marc Lévy pour un documentaire de la RTS.
Mais derrière les vannes, Eric Constantin rappelle aussi une réalité bien réelle : les Suisses lisent davantage qu’on ne le pense. Selon l’Office fédéral de la statistique, près de 80 % de la population lit au moins un livre par année, avec une nette hausse des formats numériques ces dernières années. Une statistique qui prouve qu’entre deux séries Netflix et trois scrolls sur les réseaux sociaux, le livre garde encore une petite place dans les vacances. Encore plus quand il devient le terrain de jeu idéal pour un humoriste capable de transformer la littérature en règlement de comptes joyeusement absurde.
La semaine prochaine, Lord Betterave s’installe dans « Faites-nous rire ». Rendez-vous mercredi, à 7h45, dans « La Matinale ». /rde









