Dans les prochaines années, des milliers de dirigeants de PME partiront à la retraite en Suisse. Une transition qui soulève des enjeux économiques, humains et locaux importants, alors que de nombreuses entreprises peinent encore à préparer leur succession.
La Suisse s’apprête à vivre une importante vague de transmissions d’entreprises. Derrière ce phénomène, une réalité simple : une génération entière de dirigeants de PME approche de la retraite. À Neuchâtel comme ailleurs, commerces, ateliers, sociétés familiales ou artisanales devront trouver de nouveaux repreneurs pour assurer leur continuité. « Beaucoup de chefs d’entreprise ont consacré leur vie à développer leur activité, mais repoussent encore la question de la transmission », observe Thibault Girardin, expert-comptable diplômé chez Neuchâtel Fiduciaire. Pourtant, vendre, transmettre à la famille ou céder à des collaborateurs ne s’improvise pas.
Parmi les difficultés les plus fréquentes figurent le manque d’anticipation, une entreprise insuffisamment préparée ou encore des attentes irréalistes sur sa valeur. Certaines structures restent très dépendantes de leur dirigeant, ce qui complique fortement une reprise. Pour éviter ces écueils, les spécialistes recommandent d’entamer la réflexion plusieurs années à l’avance afin d’organiser progressivement la transition. Au-delà des chiffres, la transmission touche aussi à l’identité même de l’entreprise et à son ancrage local. Une étape souvent chargée d’émotion, mais essentielle pour préserver le tissu économique régional.
Les conseils de Thibault Girardin, expert-comptable diplômé chez Neuchâtel Fiduciaire :
Longtemps considérée comme un sujet secondaire, la transmission d’entreprise devient aujourd’hui un véritable enjeu de société. Et face au nombre croissant de départs à la retraite, une chose apparaît clairement : préparer l’avenir d’une entreprise, c’est aussi protéger les emplois, les savoir-faire et la vie économique locale pour les années à venir. /rde









