Un avril sec, chaud et ensoleillé offre des fraises précoces

Vous les avez peut-être déjà vues, voire dégustées ? Les fraises de la région sont déjà sur ...
Un avril sec, chaud et ensoleillé offre des fraises précoces

Vous les avez peut-être déjà vues, voire dégustées ? Les fraises de la région sont déjà sur les étalages. Et le mois d’avril particulièrement sec et ensoleillé n’y est pas pour rien.

Des fraises de la région ont déjà fait leur apparition sur les étalages des magasins neuchâtelois. Des fraises de la région ont déjà fait leur apparition sur les étalages des magasins neuchâtelois.

Les premières fraises de la région sont déjà disponibles. Selon MétéoSuisse, avril 2026 se classe au quatrième rang des mois d’avril les moins pluvieux depuis le début des mesures en 1864. Une météo qui influence fortement la végétation, notamment les cultures de baies.

Dans le canton de Neuchâtel, il est déjà possible d’acheter des fraises locales. À Hall’titude et au marché de La Chaux-de-Fonds, les premières fraises du Seeland sont arrivées la semaine dernière. Le co-gérant de la ferme de la Thielle, Loïc Fürst, explique : « La semaine dernière, il n’y avait que des barquettes de 250 grammes. Cette semaine, on a déjà une quantité suffisante pour les prochains marchés avec des barquettes de 500 grammes. »

À Wavre, chez Daniele & Schafroth Fraises, les cultures sont réalisées en plein air, sans serres, dans le but d’être vendues directement en auto-cueillette. Aujourd’hui, peu de baies sont déjà prêtes à être consommées dans les plantations et Patrick Schafroth préfère attendre que les champs rougissent davantage avant d’ouvrir l’auto-cueillette. « C’est une année précoce, effectivement. Après, dire quand ce sera bon pour l’auto-cueillette, je ne peux pas encore le dire », explique-t-il.

« Il y a des fraises bien rouges et prêtes à être mangées, mais pas encore en grande quantité. Ce serait impossible d’ouvrir l’auto-cueillette maintenant. » Une partie des fraises récoltées est notamment vendue à la Migros de Marin, mais les volumes restent modestes, selon Patrick Schafroth.

Patrick Schafroth : « L’idée, c’est qu’ensuite beaucoup plus de fraises mûrissent en même temps. »

Le producteur espère désormais un mois de mai généreux pour lancer une excellente saison. « En tout cas, ça a bien commencé », glisse-t-il. La sécheresse du mois d’avril n’a pas bouleversé son fonctionnement. « Ça ne change pas grand-chose, parce qu’on a la possibilité d’irriguer », explique-t-il. « D’ailleurs, on ne pourrait pas cultiver des fraises sans être sûr de pouvoir irriguer. »

Pour ce qui est de la consommation d’eau, le bilan se fera plus tard. « Ça peut encore être rattrapé. Depuis lundi, il pleut à nouveau, ce qui compense aussi certains arrosages. C’est donc à la fin de la cueillette que l’on verra si l’on a mis plus ou moins d’eau que d’habitude », précise Patrick Schafroth.

Toutes les fraises ne sont pas encore rouges dans les champs de Patrick Schafroth. Toutes les fraises ne sont pas encore rouges dans les champs de Patrick Schafroth.

Patrick Schafroth : « La sécheresse, ça ne change pas grand-chose. »

Une sécheresse qui s’explique
Ce mois d’avril exceptionnellement sec n’a rien d’un hasard. Le météorologue de MétéoNews Vincent Devantay, explique : « On a eu un peu tous les ingrédients pour que la sécheresse de surface s’installe rapidement sur une grande partie de notre région. »

« En plus des faibles précipitations, la bise et un ensoleillement quasi maximal — voire record par endroits — ont accentué l’assèchement des sols », souligne-t-il.

Vincent Devantay : « Non seulement, au mois d’avril, on a eu peu de précipitations, mais on a aussi eu un ensoleillement très important. »

Les Saints de Glace, une légende ?

Lors du week-end de l’Ascension auront lieu les Saints de Glace. Selon la croyance populaire, le gel revient systématiquement durant cette période. Mais avec le changement climatique, cette tradition semble évoluer.

« Les dernières gelées se produisent plus tôt dans la saison, mais la végétation démarre aussi plus tôt. On peut donc toujours avoir des dégâts de gel sur les cultures. Aujourd’hui, on pourrait dire que la période des Saints de Glace est avancée d’environ deux semaines », explique Vincent Devantay.

Vincent Devantay : « Les Saints de Glace, c’est devenu davantage une légende. »

Du côté de Patrick Schafroth, l’inquiétude reste limitée. « Cette année, apparemment, les températures ne devraient pas descendre sous zéro degré. Ces derniers jours, on a senti qu’il faisait nettement plus frais, mais on est toujours resté autour de 5 à 6 degrés, ce qui nous a permis de dormir vraiment tranquilles. »

Patrick Schafroth : « Aujourd’hui, tout est plus précoce que lorsque j’ai commencé l’agriculture. »

Si les conditions restent favorables, les champs d’auto-cueillette de Patrick Schafroth devraient ouvrir aux premiers gourmands dans quelques semaines. /yca


 

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