1er mai politique à Fleurier

La fête du Travail est aussi une affaire de revendication. Dans le canton de Neuchâtel, deux ...
1er mai politique à Fleurier

La fête du Travail est aussi une affaire de revendication. Dans le canton de Neuchâtel, deux manifestations pour défendre les droits des travailleurs ont eu lieu vendredi à Fleurier et à La Chaux-de-Fonds. Entretien avec Vivian Bologna, conseiller général du POP au Locle.

Différents orateurs ont pris la parole vendredi à Fleurier pour la fête du 1er mai. ( photo d'illustration). Différents orateurs ont pris la parole vendredi à Fleurier pour la fête du 1er mai. ( photo d'illustration).

Placé sous la thématique choisie par l’Union Syndicale suisse : « Défendre les salaires et les emplois. Non au repli sur soi » et avec en filigrane un rejet de l’initiative populaire de l’UDC en votation le 14 juin « Pas de Suisse à 10 millions », La Chaux-de-Fonds et Fleurier ont organisé vendredi leurs manifestations pour demander de meilleures conditions de vie pour les travailleurs de la région. Au Val-de-Travers, plusieurs orateurs ont pris la parole, dont Vivian Bologna, le conseiller général du POP au Locle. L’ancien secrétaire cantonal a choisi de s’exprimer sur un sujet local : l’impact des politiques néolibérales sur les communes neuchâteloises. Des politiques responsables selon lui d’un appauvrissement de la population. « Ces politiques-là vident les caisses de nos communes, et coupent dans les prestations à la population, dont les classes populaires bénéficient le plus. », estime Vivian Bologna en citant comme exemple les prestations complémentaires versées par la commune du Locle aux bénéficiaires de l’AVS.

Vivian Bologna : « Quand on coupe les prestations à la population, les personnes les plus précaires en souffrent le plus. »

D’autres difficultés des salariés sont pointées du doigt par le conseiller général. « La pression sur les conditions de travail est générale, les journées sont plus longues pour un temps de travail qui reste le même », déplore Vivian Bologna. Un constat qui appelle à l’entraide. « Nous pouvons nous réjouir d’être, à notre échelle, en sécurité. Ce n’est pas le cas pour tout le monde et c’est pour cela qu’il faut se montrer solidaire », souligne-t-il.

Un taux de syndicalisation en baisse

Autre défi pour les syndicats ouvriers : le manque de nouveau adhérent, en particulier chez la nouvelle génération. « On a l’impression parfois que c’est tabou », regrette l’ancien responsable de la communication du Syndicat du personnel des transports qui souhaite mettre la question de la syndicalisation au cœur des programmes de formation. « C’est important de montrer à la jeunesse l’importance des syndicats et leurs rôles », conclut Vivian Bologna.

« Les syndicats sont nécessaires aux bonnes conditions de travail. »

La manifestation à Fleurier a été ponctuée d’un repas et de plusieurs concerts. / ave


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