L’institution lance un projet citoyen pour imaginer et enrichir sa future muséologie. La population est invitée à participer à des ateliers créatifs et à partager la relation qu’elle entretient avec les plantes. Le projet se tient sur trois ans.
Le Jardin botanique de Neuchâtel vous met à contribution. Il lance un projet citoyen pour recueillir des témoignages sur des histoires particulières que vous entretenez avec une plante. « Au nom des plantes » invite aussi la population à participer à divers ateliers créatifs. Le but de l’exercice est de rendre le Jardin botanique plus inclusif en faisant dialoguer savoirs scientifiques et histoires de plantes. Le projet, qui va durer trois ans, permettra d’alimenter et d’imaginer la nouvelle muséologie de l’institution, comme l’a expliqué Nathalie Ljuslin, chargée d’évènements au Jardin botanique de Neuchâtel. Des travaux de rénovation vont être menés « et on voulait en profiter pour garder le lien avec la population en l’invitant à imaginer le Jardin botanique de demain. »
Entretien avec Nathalie Ljuslin, chargée d’évènements au Jardin botanique de Neuchâtel:
Un projet qui ressemble à la population
Pas besoin d’être botaniste ou expert en plante pour participer à ce projet. « Les savoirs des plantes se situent aussi chez monsieur et madame tout le monde. Les plantes nous entourent, on les mange, elles nous protègent, elles nous soignent, on se parfume avec. Elles sont partout. »
Nathalie Ljuslin précise que le savoir des plantes se perd un peu. Les enfants, à l’école, apprennent les noms des dinosaures ou les noms des mammifères exotiques « et on perd les noms des plantes qui nous entourent. » Elle relève aussi que la population est attachée au Jardin botanique et, avec ce projet, l’institution souhaite qu’elle se reconnaisse encore plus dans ce jardin. « On espère faire un sentier citoyen, que ces témoignages fassent écho avec leur propre vie. »
Un deuxième volet est proposé à la population dans le cadre de ce projet avec des ateliers participatifs. « On va par exemple avoir de l’écopoésie avec Samy Manga au mois de mai. »
Le projet va durer trois ans. /sma









