Le Conseil d’État voit d’un bon œil le projet de la Maison communautaire de santé qui pourrait voir le jour d’ici 2028 sur le Littoral neuchâtelois. Toutefois, la question du financement reste entière, selon le chef du Département de la santé, Frédéric Mairy.
Un modèle novateur qui pourrait tout à fait trouver sa place dans le système de santé neuchâtelois. La semaine dernière, les initiateurs du projet de la Maison communautaire de santé ont présenté leur vision de la médecine de premier recours à notre micro. Neuf professionnels se sont constitués en coopérative afin de mettre en place d’ici 2028 une structure dédiée aux soins de premier recours à but non lucratif. Si le modèle est inédit et propose une alternative au système neuchâtelois, son financement reste pour le moment incertain. Les initiateurs espèrent trouver du soutien auprès des politiques publiques et notamment du Service cantonal de la santé. Des discussions sont en cours. « Le Conseil d’État pose un regard positif sur ce projet », explique Frédéric Mairy, chef du Département de la santé, de la jeunesse et des sports du canton de Neuchâtel. « Nous avons de grands enjeux à relever en termes d’évolution de notre système de santé pour répondre aux besoins d’aujourd’hui et de demain. Tout ce qui va dans le sens d’un renforcement de la médecine de premier recours va dans le bon sens », estime le Conseiller d’État. Reste que la bonne forme de soutien doit encore être trouvée.
Frédéric Mairy : « C’est tout à fait dans l’ordre des choses de solliciter le canton. »
Pour permettre à l’entier du système d’évoluer, Frédéric Mairy rappelle que le Conseil d’État doit répondre à un postulat voté par le Grand Conseil. « [Ce dernier] demande de réfléchir à la manière avec laquelle nous pouvons renforcer les soins de premier recours », précise le Conseiller d’État. La réaction à ce postulat devrait être rendue à l’automne. « C’est dans ce cadre que nous devrions pouvoir clarifier la façon avec laquelle nous entendons avancer, notamment au niveau financier ».
« Ça n’empêchera pas des initiatives privées de voir le jour. »
Et d’ajouter que la position des assureurs devra aussi être prise en compte au regard des financements qu’il faudra pouvoir trouver, estime le Conseiller d’État : « l’État peut certes apporter des soutiens supplémentaires, mais il faudra aussi trouver une manière avec laquelle les assureurs peuvent reconnaitre ce travail de coordination entre les professionnels de la santé et cette vision en réseau », termine-t-il. /sbm-crb









