Un projet pilote neuchâtelois pour épauler les jeunes aidants

Rendre visibles les jeunes aidants : c’est le but de l’Association neuchâteloise des proches ...
Un projet pilote neuchâtelois pour épauler les jeunes aidants

Rendre visibles les jeunes aidants : c’est le but de l’Association neuchâteloise des proches aidants, soutenue en l’occurrence par l’Etat. Quelque 8% des enfants âgés de 8 à 15 ans seraient directement concernés.

Rendre visibles les jeunes aidants : c’est le but de l’Association neuchâteloise des proches aidants Rendre visibles les jeunes aidants : c’est le but de l’Association neuchâteloise des proches aidants

Rendre visibles les jeunes aidants du canton de Neuchâtel : c’est l’objectif d’un projet pilote de l’Association neuchâteloise des proches aidants (ANDPA), soutenu par l’Etat. Les responsables recherchent actuellement des partenaires. Elles iront notamment dans les écoles dès la prochaine rentrée scolaire pour sensibiliser les enseignants, les parents et les jeunes eux-mêmes à cette réalité.

Selon une étude de la haute Ecole de santé zurichoise Careum, 8% des jeunes âgés de 8 à 15 ans sont des jeunes aidants. Or, ceux-ci « ne se reconnaissent pas toujours comme jeunes aidants. Pour les camarades de classe, c’est chouette de se rendre compte des situations de chacun et de pouvoir s’ouvrir à cela. Parfois, les parents n’ont pas conscience que leur enfant ou des copains de classe peuvent être jeunes aidants. Et les enseignants, les infirmiers scolaires, les animateurs qui s’occupent des enfants peuvent être des acteurs très importants pour les repérer et leur proposer de l’aide », explique Ornella Galvani, la responsable de ce projet pilote à l’ANDPA. 

Ornella Galvani : les principaux intéressés « ne se reconnaissent pas toujours comme jeunes aidants ».

« Ces jeunes ne sont pas tous en souffrance », constate Ornella Galvani. « Etre jeune aidant apporte beaucoup de compétences. Ils apprennent à s’organiser, à écouter, à avoir une bonne gestion du stress. Mais ces responsabilités sont lourdes, elles peuvent créer beaucoup de fatigue. Ces jeunes ont souvent peu de temps pour se reposer, pour les loisirs, sortir avec les copains. Donc ils peuvent vite se sentir isolés. Et cela peut mener à des problèmes de santé avec de l’anxiété, beaucoup de stress, une inquiétude chronique pour leurs proches. Cela peut aussi mener à du décrochage scolaire, donc c’est important de prendre soin d’eux. »

Notre résumé en trois minutes

Ornella Galvani a elle-même été proche aidante. Elle fait partie des huit responsables actuelles de l’ANDPA. A leurs côtés, aucun homme… « Certaines années, plus de 75% des personnes qui téléphonaient à notre permanence étaient des femmes. Donc on voit que ces tâches de proche aidant, de soins et d’accompagnements sont encore beaucoup assumées par des femmes. Mais c’est en train de changer. On remarque par exemple que cela se rééquilibre au sein des familles en amenant les membres à discuter de la situation, à prendre conscience de tout ce que fait l’aînée », illustre Ornella Galvani. /vco


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