Plus besoin d’appartenir à un groupe pour bénéficier des services d’un guide. C’est la nouveauté cette année à la Maison de la Tourbière, aux Ponts-de-Martel. Une fois par mois, entre avril et octobre, une personne formée sera à disposition des visiteurs. Une offre rendue possible grâce au soutien de ProNatura, explique Yvan Matthey, chargé de projet. Elle sera testée pour la première fois le 25 avril, avec des visites guidées sans inscription préalable et au prix de l’entrée au musée.
Yvan Matthey : « L’idée c’est de faire de l’éducation à l’environnement. »
Durant la saison 2026, la Maison de la Tourbière propose toute une série d’activités : la projection du film « L’appel des libellules » le 24 avril, une sortie guidée autour du réveil de la tourbière lors de la fête de la nature le 24 mai, des concerts en plein air lors de la Fête de la musique le 20 juin, une sortie nocturne le 28 août à l’occasion de la Nuit des chauves-souris et un évènement citrouilles et lanternes pour clôturer la saison, le 30 octobre.
De son côté, le centre de compétences Marais propose plusieurs formations durant la saison. Elles auront trait aux libellules, à la botanique et aux micro-organismes de ce milieu particulier.
En 2025, le musée a accueilli quelque 4'000 visiteurs, en légère baisse par rapport à l’année précédente. La fermeture durant plusieurs mois de l’hôtel-restaurant en a péjoré l’activité culturelle de la Maison de la Tourbière, estiment ses responsables. La réouverture de l’établissement public en novembre dernier devrait donner à l’institution un nouvel élan pour la saison 2026.
Aujourd’hui, la situation financière de la Maison de la Tourbière est saine, mais il faut rester vigilant. « C’est un exercice toujours assez périlleux », concède Yvan Matthey. Le musée ne bénéficie pas de subventions des collectivités publiques pour son fonctionnement. Elle doit compter sur ses visiteurs et le soutien de diverses fondations.
« Aujourd’hui [la situation], est saine (…), mais c’est toujours assez fragile. »
La Maison de la Tourbière est dépendante du nombre de visiteurs qu’elle attire. Le regroupement des forces de plusieurs acteurs culturels de la région a été évoqué pour tenter de faire venir dans la région davantage de touristes, notamment alémaniques. /cwi









