Devenue la norme en Suisse, l’autorité parentale conjointe impose aux parents de prendre ensemble les décisions importantes pour leur enfant. Un principe qui peut parfois se heurter à la réalité des séparations et des désaccords. Éclairage avec Maître Victoria Leuenberger, avocate spécialisée en droit de la famille.
L’autorité parentale conjointe est aujourd’hui la règle en Suisse. Elle signifie que les deux parents partagent les responsabilités et les décisions importantes concernant l’enfant, qu’il s’agisse de son éducation, de sa santé ou de son lieu de vie. Un principe qui vise avant tout à préserver l’intérêt de l’enfant en maintenant l’implication des deux parents, même en cas de séparation. Dans certaines situations toutefois, une autorité parentale exclusive peut être envisagée, notamment lorsque la communication est rompue ou que le bien de l’enfant est menacé. Mais ces cas restent exceptionnels et doivent répondre à des critères stricts.
Dans le quotidien des familles séparées, certaines décisions peuvent rapidement devenir sources de tensions. Le déménagement en est un exemple typique : un parent ne peut pas toujours décider seul de changer de domicile avec l’enfant, surtout si cela impacte l’organisation de la garde ou les relations avec l’autre parent. En cas de désaccord, le dialogue reste la première étape, avec la possibilité de recourir à une médiation avant d’envisager une procédure judiciaire. Dans ce contexte, la communication et l’anticipation jouent un rôle clé pour éviter l’escalade des conflits et garantir une stabilité à l’enfant.
Les conseils de notre experte, Maître Victoria Leuenberger, avocate spécialisée en droit de la famille à l’étude NVLE à Neuchâtel :
Au final, l’autorité parentale conjointe repose sur un principe simple mais exigeant : coopérer dans l’intérêt de l’enfant. Un défi au quotidien, qui nécessite dialogue, respect et parfois accompagnement pour trouver les meilleures solutions. /rde









