La saison parfaite du NUC, et après ?

Les volleyeuses neuchâteloises ont été titrées championnes de Suisse vendredi soir. C’est le ...
La saison parfaite du NUC, et après ?

Les volleyeuses neuchâteloises ont été titrées championnes de Suisse vendredi soir. C’est le 7e sacre de suite pour le NUC, qui a réalisé cette saison le triplé championnat, Coupe de Suisse et Supercoupe. À présent, la moitié du contingent s’en va. Place à de nouvelles joueuses, mais aussi des jeunes. La présidente du club Jo Gutknecht fait le bilan et se projette.

Jo Gutknecht est venue accompagnée du trophée gagné vendredi dans « La Matinale » ce lundi.  Jo Gutknecht est venue accompagnée du trophée gagné vendredi dans « La Matinale » ce lundi.

Le NUC est au sommet du volleyball suisse. Les Neuchâteloises ont remporté vendredi soir pour la 7e année consécutive le titre de championnes de Suisse. Elles ont battu Kanti Schaffhouse 3-0 pour enlever la série de finale des play-off de Ligue A 3-0. Cette saison, pour la première avec Laura Girolami en tant qu’entraineur principale, le NUC a réalisé le triplé en remportant le championnat, la Coupe de Suisse et la Supercoupe. C’est le 5e triplé en 8 saisons. Pour la présidente du club Jo Gutknecht, on peut parler de saison parfaite. Dans « La Matinale » ce lundi, elle conçoit que ce n’est pas simple de rester au top niveau, surtout avec un changement d’entraîneur. « Avec le départ de Lauren Bertolacci, on pouvait avoir des doutes », relève Jo Gutknecht. « Mais il faut avouer que le contingent était extrêmement bien préparé et que la transition avec le nouveau staff, et Laura Girolami, s’est très bien passée », poursuit la présidente du NUC. À présent, la moitié de l’équipe part, dont des cadres comme Alix de Micheli, Tia Scambray et Maia Dvoracek. Le club va donc aborder la prochaine saison avec un groupe qui aura un autre visage. « C’est aussi la loi du sport, on peut comprendre ces départs », explique Jo Gutknecht. Par contre une chose ne changera pas : les règles de Swiss Volley permettent d’aligner quatre joueuses étrangères sur le terrain au maximum, le NUC continuera donc d’en avoir que quatre dans son contingent, au contraire d’autres équipes comme Lugano ou Kanti Schaffhouse. Une question de philosophie, mais aussi de moyens financiers. « On aimerait avoir la qualité dans nos renforts étrangers et pas juste une quantité, mais c’est avant tout une philosophie parce que nous voulons vraiment travailler avec des joueuses suisses », explique la présidente du club neuchâtelois.

Le NUC n’a pas perdu un seul set de tous les play-off, et n’a laissé filer qu’un seul match de la saison régulière de Ligue A, contre Kanti. Elles n’ont donc pas eu d’adversaire à leur taille, et cela questionne sur le niveau du volleyball suisse. « Je n’étais pas du tout favorable à une saison sans relégation », explique Jo Gutknecht. « Certains clubs sont vite tentés de prendre des décisions de saison de transition ou d’attente et de ne pas avoir des contingents extrêmement compétitifs », regrette la présidente du NUC. Mais point positif : il y aura à nouveau un duel de promotion-relégation la saison prochaine. /lgn


Actualités suivantes

Articles les plus lus