Alain Ribaux a vécu de l’intérieur un tournant historique. L’ancien conseiller d’État neuchâtelois était en Hongrie dimanche pour observer les élections législatives. Un scrutin qui a mis fin aux 16 ans de règne de Viktor Orban. Il nous raconte.
Alain Ribaux au cœur d’une votation historique. Le Neuchâtelois était en Hongrie dimanche dernier à l’occasion des élections législatives. Une mission de l’OSCE, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe. Il faisait partie du pool des observateurs déployés par la Suisse pour s’assurer de la conformité du scrutin. Un scrutin qui a vu l’écrasante victoire du conservateur pro-européen Peter Magyar. Un résultat qui met un terme à 16 ans de règne du Premier ministre nationaliste Viktor Orban.
Basé dans la circonscription qui entourait la ville de Györ, Alain Ribaux a commencé à l’aube avec l’examen des préparatifs. Puis, il a visité une quinzaine de bureaux de vote tout au long de la journée avant d’assister à un décompte de voix. « J’ai le sentiment que c’était les bonnes élections à observer, car c’était l’histoire qui se déroulait devant nos yeux », raconte l’ex-conseiller d’État.
Alain Ribaux : « On a senti qu’il y avait un grand besoin de changement. »
Ces élections législatives ont notamment été marquées par une participation massive du peuple hongrois. « Une mobilisation très forte. Dans la région où j’étais, il y a eu plus de 80% de votants », relate Alain Ribaux.
« La population jeune paraissait très satisfaite. »
Sur place, Alain Ribaux explique « avoir observé que le scrutin était très bien organisé. Vérifications systématiques des cartes d’identité, délivrance d’un seul bulletin par personne, etc. Toutes les infos collectées ont figuré dans un rapport envoyé à Budapest. »
Quels souvenirs l’ancien ministre va-t-il garder de cette expérience ? « Je retiendrai cette bonne volonté des gens dans les bureaux de vote, cette volonté de bien faire », répond Alain Ribaux. « Et on a vécu des moments de chaleur humaine dans un contexte qui n’était pas si tendu que ça. »
« Le jour des élections, ça a été extrêmement calme. »
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