Journée du 144 : ces humains derrière ce numéro qui sauve des vies

Se mettre dans la peau d’un régulateur de la centrale d’appels 144 : voilà l’une des animations ...
Journée du 144 : ces humains derrière ce numéro qui sauve des vies

Se mettre dans la peau d’un régulateur de la centrale d’appels 144 : voilà l’une des animations proposées ce mardi à La Chaux-de-Fonds à l’occasion de la Journée du 144.

Des étudiants ambulanciers ont réalisé un exercice devant le public mardi à La Chaux-de-Fonds dans le cadre de la Journée du 144.  Des étudiants ambulanciers ont réalisé un exercice devant le public mardi à La Chaux-de-Fonds dans le cadre de la Journée du 144. 

Une journée pour mettre les « feux bleus » sur le devant de la scène. Ambulanciers, infirmiers du SMUR et policiers sont à disposition du public ce mardi jusqu’à 18 heures sur la place Espacité à La Chaux-de-Fonds. À l’occasion de la Journée nationale du 144, qui vise à inscrire ce numéro d’urgence dans les mémoires, les participants peuvent découvrir l’intérieur d’une ambulance ou s’essayer au massage cardiaque. Cette année, - et c’est la particularité de cette édition - le public a aussi la possibilité de se mettre dans la peau d’un régulateur de la centrale d’appels 144, basée à Lausanne, mais qui prend les appels des cantons de Vaud et de Neuchâtel. Sarem, qui réalise actuellement son service militaire comme sanitaire, a accepté de se prêter au jeu aux côtés de Lysiane Bourgeois, adjointe au 144 et responsable de la formation des régulateurs. Pour cette professionnelle, il y a trois questions de base à poser lors d’un appel : « la première chose essentielle, c’est la localisation, donc où se trouve la personne exactement. Ensuite, les deux questions qu’on pose après, c’est: est-ce que la personne est consciente et est-ce qu’elle respire normalement », explique-t-elle. Ces éléments permettent, selon Lysiane Bourgeois, de déterminer s’il s’agit d’une urgence vitale ou non. « En quatre minutes, on arrive à tout faire », ajoute-t-elle. L’exercice s’est révélé réussi pour Sarem, qui avoue s’être senti « un peu stressé », alors même qu’il a déjà certaines bases en matière de premiers secours.

Dans la peau d’un régulateur de la centrale d’appels 144.

Sarem s'est mis dans la peau d'un régulateur de la centrale d'appels 144 mardi à La Chaux-de-Fonds avec l'aide de Lysiane Bourgeois, adjointe au 144. Sarem s'est mis dans la peau d'un régulateur de la centrale d'appels 144 mardi à La Chaux-de-Fonds avec l'aide de Lysiane Bourgeois, adjointe au 144.

Pour être un bon régulateur, il faut « un grand sang-froid, dans le sens où il y a beaucoup de choses à faire en peu de temps », explique Sébastien Rollier, ambulancier et président de la section neuchâteloise de Swiss Paramedic, organisatrice de l’événement. Il faut aussi « un peu d’endurance » à ses yeux pour assurer des journées de travail qui comptent 12 heures. Pour lui, cette Journée du 144 garde tout son sens, année après année. C’est un moyen de « faire connaître les différents acteurs du préhospitalier, dont le 144 », dit-il.

Sébastien Rollier : « Pour les enfants, c’est quelque chose d’important de pouvoir visiter l’ambulance. »

Sébastien Rollier, ambulancier et président de la section neuchâteloise de Swiss Paramedic, lors de la journée du 144 à La Chaux-de-Fonds. Sébastien Rollier, ambulancier et président de la section neuchâteloise de Swiss Paramedic, lors de la journée du 144 à La Chaux-de-Fonds.

L’association des étudiants ambulanciers était aussi présente ce mardi à La Chaux-de-Fonds avec l’objectif d’expliquer au public les contours du métier, dont certains aspects sont parfois moins connus. Delphine Métrailler, étudiante ambulancière en 2e année à Genève, évoque toute la dimension sociale de la profession, notamment auprès des personnes âgées qu’il faut parfois aller relever, car elles n’arrivent pas à le faire seules.

Delphine Métrailler : ce qui lui plaît, c’est « être vraiment au contact de l’humain tout le temps. »

Grégory Morand, étudiant ambulancier en 3e année à Genève, savait quant à lui depuis tout petit qu’il ferait ce métier. « Je pense que c’est le fait d’être toujours en mouvement, de n’avoir jamais deux journées qui se ressemblent et de rencontrer beaucoup de monde. » Grégory Morand évoque aussi tout le côté médical « qui est très intéressant ». Pour gérer les situations plus difficiles émotionnellement, il est important pour Grégory Morand d’en « discuter avec les collègues ». Les ambulanciers ont aussi la possibilité de se tourner vers des services de psychologie, explique-t-il.

Grégory Morand : « Le plus important, c’est de parler et de débriefer avec toutes les personnes qui sont là pour nous. »

Pour Sébastien Rollier, cette Journée du 144 est aussi l’occasion de réunir les trois services d’ambulances actifs dans le canton de Neuchâtel. Au vu du nombre d’enfants ravis de monter dans l’un ou l’autre véhicule de secours, on en déduit que le succès est au rendez-vous. /sbm


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