À l’ère des réseaux sociaux, les théories du complot semblent se renouveler plus vite que les tendances TikTok. Et Eric Constantin s’empare avec ironie de l’une des plus improbables du moment : « la Suisse n’existerait pas ». Une idée née sur des plateformes, où certains internautes jugent les paysages helvétiques « trop beaux pour être vrais ». Derrière l’absurde, l’humoriste pointe un mécanisme bien réel : face à ce qu’on ne comprend pas — ou simplement à ce qui dépasse l’entendement — la tentation de nier plutôt que d’expliquer.
Selon une étude de l’Université de Cambridge, près de 30 % des personnes adhèrent à au moins une théorie du complot, preuve que le phénomène dépasse largement le simple folklore numérique.
Mais au-delà de la blague, notre humoriste met en lumière une époque où la perception peut parfois primer sur la réalité. Entre algorithmes, bulles informationnelles et besoin de simplifier le monde, les récits alternatifs trouvent un terrain fertile. Si Eric Constantin s’en amuse en accumulant les exemples improbables, il rappelle au passage que l’adhésion à ces théories repose souvent sur une logique imparable, tant qu’on ne la questionne pas. Une chose est sûre : dans ce flot de doutes numériques, l’humour reste l’un des meilleurs moyens de garder les pieds — bien réels — sur terre.
La semaine prochaine, Lord Betterave investi nos studios avec son humour décapant. « Faites-nous rire », c’est tous les mercredis, à 7h45, dans « La Matinale ». /rde









