C’est un bureau d’architectes neuchâtelois qui sera chargé d’assainir le lycée Blaise-Cendrars à La Chaux-de-Fonds. MacIver-Ek Chevroulet a été préféré à trois concurrents, un Biennois, un Jurassien et un autre Neuchâtelois, au terme du mandat d’études parallèles. Un labeur de six mois présenté ce mardi à l’aula du lycée. Les travaux devraient s’étaler de 2028 à 2031.
C’est avec « peut-être dix ans d’avance » que le lycée chaux-de-fonnier s’apprête à rajeunir, a déclaré le directeur de l’établissement cantonal, Christophe Stawarz. Une avance due à la tempête du 24 juillet 2023, qui a déjà nécessité des réparations urgentes sur le site. Combien l’assainissement va-t-il coûter ? 40 millions de francs, 50 millions ? Deux estimations qu’on a entendues parmi les invités. « Un devis général doit être établi. C’est à la fin de ces travaux qu’on saura. On sera sur quelques dizaines de millions de francs », répond l’architecte cantonal Yves-Olivier Joseph. C’est le Grand Conseil qui décidera d’accorder le crédit ou non.
« Cancre énergétique »
Comment faire pour assainir ce que le directeur du lycée a qualifié lui-même de « cancre énergétique » ? « Il faut des mesures assez radicales. On pensait pouvoir faire un assainissement invisible, mais on n’aurait pas pu atteindre un niveau énergétique suffisant », constate Axel Chevroulet, l’un des fondateurs du bureau d’architectes lauréat. « On devra déplacer des éléments. De façade, par exemple, pour pouvoir isoler correctement avant de les replacer. Certains éléments vont plus se déplacer pour répondre à d’autres normes. »
Le lycée Blaise-Cendrars avait été conçu par le Loclois Jean-Pierre Lavizzari et inauguré en 1971. L’architecture du site construit sur les hauts de la ville est qualifiée de simple, élégante, spacieuse. Elle sera préservée. Les changements seront surtout visibles à l’intérieur.
Cafétéria plus grande
La cafétéria par exemple, lieu assidûment fréquenté par les étudiants, sera agrandie. « C’est un endroit fréquenté aussi par la population. Les besoins vont augmenter puisque la durée d’études passera de trois à quatre ans. Donc, on a décidé d’étendre la cafétéria dans ce qui est aujourd’hui le parking », détaille Axel Chevroulet.
L'essentiel en trois minutes
Enfin, les travaux sur trois ans ne devraient pas provoquer une délocalisation des cours. « Les travaux les plus bruyants sont prévus pendant les vacances. Mais du bruit et de la poussière, il va y en avoir pendant trois ans. On va pouvoir regrouper l’enseignement dans une partie de l’établissement et intervenir dans une autre », décrit l’architecte cantonal Yves-Olivier Joseph. /vco









