Faude & Huguenin : peine revue à la baisse

La Cour pénale du canton de Neuchâtel a rendu son jugement en appel dans l’affaire de gestion ...
Faude & Huguenin : peine revue à la baisse

La Cour pénale du canton de Neuchâtel a rendu son jugement en appel dans l’affaire de gestion déloyale touchant le médailleur loclois Faude & Huguenin. L’auteur principal voit sa peine allégée.

Faude & Huguenin réalisait notamment des médailles pour la Fédération internationale de ski. (Photo: Faude & Huguenin) Faude & Huguenin réalisait notamment des médailles pour la Fédération internationale de ski. (Photo: Faude & Huguenin)

« Un jugement de bonne facture, mais d’une sévérité excessive ». C’est ainsi que la Cour pénale du canton de Neuchâtel a qualifié la décision rendue par le Tribunal criminel en avril 2024 dans le cadre de l’affaire du médailleur loclois Faude & Huguenin. Deux des trois hommes condamnés en première instance ont fait appel.

Le principal prévenu avait écopé de 40 mois de prison ferme. Différentes charges pesaient contre lui, notamment de la gestion déloyale, de l’escroquerie et du vol. L’acte d’accusation faisait état de préjudice au détriment de l’entreprise Faude & Huguenin de près d’un million de francs.

S’il a avoué avoir été dans une forme de déni lors de la première audience, devant la Cour pénale, l’homme a admis des détournements de fonds, l’ouverture d’un compte dans le dos de son patron, compte sur lequel des clients réglaient leurs factures, paiement de bonus, factures privées passées dans la comptabilité de l’entreprise. « Ce que j’ai fait est totalement faux », a reconnu le cinquantenaire.

La Cour pénale a abandonné une prévention d’instigation d’escroquerie. Elle concernait des versements illicites dans le cadre d’un plan social. Les juges ont ramené la peine à 33 mois de prison dont 6 ferme. De quoi permettre un aménagement et « de ne pas ruiner ses efforts de réinsertion » du prévenu, a expliqué la cour.

L’autre cadre entendu en 2e instance n’avait pas fait appel contre les 24 mois avec sursis dont il avait écopé. Il contestait en revanche certains éléments du jugement de première instance. Et notamment le fait que certaines sommes qu’il avait indument touchées soient prises en compte plusieurs fois au moment de fixer de la peine. La Cour pénale a pris acte qu’il ne remettait pas en cause sa condamnation. Elle ne l’a donc pas modifiée. Ce qui change en revanche, c’est la date retenue pour faire partir les intérêts, dans le cadre des conclusions civiles.

Dès qu’ils auront reçu les considérants écrits de ce jugement, les parties auront 30 jours pour recourir au Tribunal fédéral. /cwi


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