Le pourtour de l’édifice religieux est filmé depuis le début de l’année pour des raisons de sécurité. Deux personnes ont été dénoncées à la justice sur la base de ces images. Interview du président de la Communauté israélite du canton de Neuchâtel, Bertrand Leitenberg.
Depuis le début de l’année, le pourtour de la synagogue de La Chaux-de-Fonds est sous vidéosurveillance. Plusieurs panneaux jaunes d’avertissement posés il y a peu sur les grilles délimitant le terrain de l’édifice religieux de 1896 le confirment. Cette décision a été prise par la Communauté israélite du canton de Neuchâtel (CICN). Il s’agit d’une mesure préventive, face à la menace, considérée comme croissante, pesant sur les personnes de confession juive depuis qu’Israël est au centre de l'actualité.
« Le début de l’augmentation de la sécurité à la synagogue date du 7 octobre 2023 », raconte Bertrand Leitenberg, le président de la CICN, faisant référence à l’attaque du Hamas contre Israël. Depuis, « il y a eu une montée de l’antisémitisme, ou en tout cas du danger pour les communautés juives, qui nous a obligés d’amener une sécurité nouvelle », notamment durant les cultes hebdomadaires de la communauté israélite à La Chaux-de-Fonds.
L’exemple d’autres synagogues
Ce n’est pas « un fait d’actualité » qui a poussé la CICN à introduire la vidéosurveillance, mais « une ambiance générale amenée dans les médias, ajoutée à la constatation d’autres communautés juives en Suisse et dans le monde qu’une sécurité était devenue nécessaire », formule Bertrand Leitenberg.
En fonction depuis quelques semaines, la vidéosurveillance a révélé « des gens montrant des signes d’agressivité envers la synagogue », assure Bertrand Leitenberg. La Police neuchâteloise signale que jusqu'ici, deux personnes ont été dénoncées au Ministère public pour des déprédations. La situation est considérée comme calme dans le canton de Neuchâtel, mais les forces de l'ordre disent rester vigilantes.
L'interview de Bertrand Leitenberg
Le président de la CICN précise que « la Confédération a participé aux coûts de la vidéosurveillance, la Confédération ayant « ces dernières années accepté un budget pour sécuriser tous les lieux religieux qui en ont besoin ».
Cela dit, la communauté israélite chaux-de-fonnière tient à garder la synagogue ouverte aux visiteurs. « Cette vidéosurveillance n’est pas là pour qu’on se renferme. On tient à continuer à proposer des activités. Régulièrement, on met sur pied des visites et un ou deux concerts par année. » /vco









