Directeur licencié au Centre pédagogique de Malvilliers

Le climat de travail de l’institution s’est dégradé depuis le printemps 2025. Une vingtaine ...
Directeur licencié au Centre pédagogique de Malvilliers

Le climat de travail de l’institution s’est dégradé depuis le printemps 2025. Une vingtaine de collaborateurs se sont plaints du management, jugé autoritaire, du directeur. Quinze d’entre eux ont démissionné.

Le Centre pédagogique de Malvilliers est réparti sur plusieurs bâtiments. (Photo : Centre pédagogique de Malvilliers) Le Centre pédagogique de Malvilliers est réparti sur plusieurs bâtiments. (Photo : Centre pédagogique de Malvilliers)

Il n’y a plus personne à la barre du Centre pédagogique de Malvilliers (CPM). Le directeur a été licencié avec effet au 30 juin, mais n’est plus en poste depuis début mars. Par ailleurs, trois responsables d’unité ont donné leur démission dans la foulée. Le Conseil de fondation du Centre pédagogique de Malvilliers indique qu’il va procéder à l’engagement des collaborateurs nécessaires au bon fonctionnement de l’institution et qu’il remettra prochainement au concours le poste de direction.

Cette situation est à mettre sur le compte d’un « climat de travail qui s’est fortement détérioré dans l’établissement depuis le printemps 2025 », explique le président du Conseil de fondation, André Allisson. Il évoque une vingtaine de plaintes émanant d’enseignants et d’éducateurs du Centre pédagogique de Malvilliers concernant le style de management exercé au sein de l’institution, jugé « autoritaire ». Un audit interne n’a pas permis d’améliorer la situation, selon André Allisson, et le CPM a enregistré une quinzaine de démissions, « principalement de la part de collaboratrices et collaborateurs d’expérience », précise-t-il. L’institution compte une septantaine d’employés au total.

Le Conseil de fondation a alors demandé la réalisation d’un audit externe. Sur la base de cette analyse et après avoir entendu le directeur, en poste depuis 11 ans, le Conseil de fondation est arrivé à la conclusion qu’il ne pouvait plus lui accorder sa confiance. Trois responsables d’unité, en désaccord avec cette décision, ont également donné leur démission.

André Allisson : « Il nous est apparu qu’on n’avait plus la possibilité de lui accorder notre confiance. »

Un management devenu « autoritaire »

Selon André Allisson, le directeur a fait en sorte de pousser dehors tous les anciens pour les remplacer par des nouveaux. Il parle de « dérive autoritaire et de mobbing ».

« Le climat s’est détérioré au fil de l’année scolaire et ça a créé deux clans à l’interne de l’établissement. »

Le Conseil de fondation a demandé au directeur d’assouplir son management lors d’un entretien, sans succès, selon André Allisson.

« Il est resté sur ses positions. Il ne s’est pas remis en question. »

Le président du Conseil de fondation du Centre pédagogique de Malvilliers, André Allisson. Le président du Conseil de fondation du Centre pédagogique de Malvilliers, André Allisson.

Pour André Allisson, le Conseil de fondation « se doit d’assurer la bonne marche de l’établissement », mais aussi « de protéger les collaboratrices et collaborateurs pour qu’ils puissent prendre en charge de la meilleure façon les élèves de l’institution. » Le Centre pédagogique de Malvilliers est divisé en deux entités, peut-on lire sur son site Internet : une école spécialisée pouvant accueillir près d’une centaine d’élèves et une unité de formation AI pouvant accompagner une quarantaine d’assurés.

Pour faire face à la situation actuelle, un coach a été engagé et se tient à disposition des collaborateurs. Une séance du personnel est par ailleurs prévue ce mercredi. Le Conseil de fondation dit regretter cette situation et assure qu’il « fera tout son possible pour assurer une transition sereine tout en maintenant la poursuite des objectifs pédagogiques. » /sbm


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