Les agences de voyages triment

Ces derniers jours, elles doivent œuvrer dans l’incertitude et trouver des solutions pour leurs ...
Les agences de voyages triment

Ces derniers jours, elles doivent œuvrer dans l’incertitude et trouver des solutions pour leurs clients qui sont coincés au Moyen-Orient ou veulent annuler leur prochain séjour dans cette région. Exemple avec Croisitour.

La situation au Moyen-Orient demande pas mal de travail supplémentaire aux agences de voyages . (Photo libre de droits). La situation au Moyen-Orient demande pas mal de travail supplémentaire aux agences de voyages . (Photo libre de droits).

Les téléphones sonnent un peu plus souvent que d’habitude dans les agences de voyages ces derniers jours. L’attaque des États-Unis et d’Israël en Iran et les ripostes de Téhéran ont entraîné la fermeture partielle de l’espace aérien au Moyen-Orient. Mardi, le Département des affaires étrangères (DFAE) précisait qu’environ 4'800 Suisses étaient bloqués dans cette région, en attente de rapatriement.

Au sein de l’entreprise neuchâteloise Croisitour, « par chance, aucun client n’est coincé », explique Maruska Verardo, membre de la direction de Croisitour. « Mais le travail ne manque pas depuis samedi et cela demande d’être très réactif ». Il a notamment fallu trouver des solutions pour des personnes qui devaient partir ce week-end et faire escale à Dubaï pour se rendre sur l’ile Maurice. Doha ou Dubaï sont des plaques tournantes avec énormément de passagers qui transitent par là pour se rendre en Asie ou dans l’Océan indien. « C’est un sérieux problème. On a actuellement des clients qui sont au Sri Lanka et qui doivent rentrer jeudi en passant par le Qatar. On les a donc reroutés sur d’autres compagnies aériennes, mais vous imaginez bien que depuis samedi c’est compliqué avec le nombre de personnes dans le même cas. Les vols sont complets et nos clients sont donc sur une liste d’attente, » illustre Maruska Verardo.

Pour les agences, il faut aussi se pencher sur la problématique de ceux qui ont réservé un voyage au Moyen-Orient lors des prochaines semaines ou vacances de Pâques. « On a justement quelques dossiers de personnes qui avaient prévu de partir sur Oman », précise Maruska Verardo. « Et évidemment, les clients ne se voient pas du tout y aller, même si d’ici là la situation peut évoluer. » 

Maruska Verardo : « On va devoir gérer des demandes d’annulations et de remboursements. »

Le casse-tête du remboursement

« Si les aéroports sont ouverts, que les vols peuvent avoir lieu et que la destination n’est pas déconseillée par le DFAE, le voyage devrait se faire. Mais on comprend parfaitement le sentiment du client qui ne se voit pas partir dans ces régions-là durant les semaines à venir », souligne Maruska Verardo. « Cela va donc générer une annulation et il faudra ensuite traiter cela au cas par cas, entre autres avec la compagnie aérienne. »


Des dommages à moyen long terme

Reste que cette guerre au Moyen-Orient aura de toute façon des impacts à moyen et long terme, selon Maruska Verardo. « Certaines personnes n’auront peut-être plus du tout envie de partir que ce soit en Espagne ou ailleurs. » Pour les agences « il pourrait aussi y avoir un manque à gagner », conclut-elle.

« J’imagine qu’un sentiment anxiogène va se créer. »

/jpp


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