Pourquoi le Festin neuchâtelois est-il moins présent dans le Haut du canton ?

Le Festin neuchâtelois revient pour sa 16ème édition. Au menu ce dimanche : saucisson, poissons ...
Pourquoi le Festin neuchâtelois est-il moins présent dans le Haut du canton ?

Le Festin neuchâtelois revient pour sa 16ème édition. Au menu ce dimanche : saucisson, poissons du lac ou encore non-filtré. Cette année, 14 restaurants participent à l’événement, dont la majorité est située sur le Littoral.

Le saucisson neuchâtelois fait partie des mets traditionnels du Festin neuchâtelois. (Photo : Festin neuchâtelois) Le saucisson neuchâtelois fait partie des mets traditionnels du Festin neuchâtelois. (Photo : Festin neuchâtelois)

C’est l’un des rendez-vous incontournables de la région. Le Festin neuchâtelois revient ce dimanche 8 mars pour sa 16e édition. Cette année, ce ne sont pas moins de 14 restaurants qui prendront part à l’événement, dont la majorité se trouve sur le Littoral. Les Montagnes neuchâteloises sont, elles, moins représentées parmi les participants. À La Chaux-de-Fonds, par exemple, un seul établissement sera de la partie. Au Locle, aucun.

« Cette année, c’est vrai qu’il n’y en a pas beaucoup. Je pense que les gens de La Chaux-de-Fonds ont l’impression que c’est plutôt une manifestation qui vient du bas », explique Karen Allemann-Yerly, directrice de Gastro Neuchâtel et organisatrice du Festin neuchâtelois. Une conception « en partie vraie », ajoute-t-elle, car, pour rappel, le Festin neuchâtelois est né en 2011 à l’occasion du millénaire de la Ville de Neuchâtel. Mais « en 2013, lorsqu’on a créé l’association Festin neuchâtelois, on a décrété qu’on travaillait pour tout le canton ».

Karen Allemann-Yerly : « Je pense que les gens de La Chaux-de-Fonds ont l’impression que c’est plutôt une manifestation qui vient du bas » 

À La Chaux-de-Fonds, ce sont les restaurateurs de la Brasserie du Mont-Cornu qui s’embarquent pour leur deuxième participation. Élise Haas, qui gère l’auberge avec son mari Axelle Haas, affirme déjà afficher complet. Pourquoi sont-ils les seuls restaurateurs de la commune à prendre part à l’événement ? Élise Haas ne sait pas répondre, mais souligne que celui-ci « demande quand même pas mal d’organisation. » Un défi logistique régulièrement mentionné par les restaurateurs, mais aussi par les organisateurs. « En tout cas, j’encourage vivement mes collègues restaurateurs à se lancer. C’est gratifiant et ça fait plaisir à tout le monde », conclut la gérante avec enthousiasme.

Elise Haas : « On tutoie tout le monde à la fin de la journée, c’est vraiment une ambiance comme à la maison »

Karen Allemann-Yerly travaille déjà sur cette question en vue de la prochaine édition : « Dès l’année prochaine, pour Capitale culturelle, on va proposer des recettes plus Chaux-de-Fonnières, comme les pommes au four ou les vol-au-vent », révèle-t-elle.

Karen Allemann-Yerly : « J’aimerais vraiment que le plus de restaurants possibles participent, pour autant qu’ils en aient les capacités »

Mais ceci n’est pas le seul objectif pour les années à venir. « En 2026, 20 domaines viticoles, cinq boucheries, sept fromageries et laiteries, quatre pêcheurs, onze producteurs agricoles, quatre boulangeries-pâtisseries-confiseries et cinq distilleries sont explicitement cités dans les menus », énumère Karen Allemann-Yerly. « C’est toute une filière qui se mobilise, des centaines de collaborateurs qui mettent en avant leur savoir-faire et les produits du terroir neuchâtelois. J’aimerais, l’année prochaine, mettre en avant tous ces producteurs. » /raf


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