L’artiste neuchâtelois « My name is Fuzzy » a sorti son nouvel album intitulé « Les Tubes de la Machine » ce vendredi. Il est inspiré des morceaux de sa « Machine à Tubes », créée il y a trois ans. Un projet d’exploration qui met en tension la création humaine et celle de l’intelligence artificielle.
Une collection de musique inspirée par une machine. Voici comment décrire le dernier album de l’artiste neuchâtelois « My name is Fuzzy ». Intitulé « Les Tubes de la Machine », le projet a pour but de s’inspirer des sons produits par la « Machine à Tubes ». Un outil fabriqué par l’artiste il y a trois ans : « C’est une installation qui écrit des chansons sur mesure pour le public », explique Bastien Bron, alias My name is Fuzzy. Jusqu’ici, l’appareil constitué de boîtes à rythmes et de synthétiseurs a composé plus de 5'000 titres. « J’avais envie de boucler la boucle de la machine qui m'a plagiée de moi, pour ensuite moi-même m'en inspirer. C’était ça le point de départ », ajoute le Neuchâtelois. Cet album est donc, d’une part, un travail minutieux de recherches dans les archives du robot, mais aussi l'exercice de réécriture humaine.
Bastien Bron : « On a juste gardé ce qui nous intéressait. »
Pour autant, aucun des morceaux de l’album n’est 100% composé par la machine, il y a toujours un geste humain derrière, selon Bastien Bron. « À la fin, c’est vraiment difficile de savoir ce qui, à la base, était fait par la machine », s’en amuse le Neuchâtelois.
Apprenez à connaître Fuzzy :
« L’IA me fait de moins en moins rire »
En parallèle des trois années passées à utiliser la « Machine à Tubes », le Neuchâtelois a également suivi l’évolution extraordinaire de l’IA. L’artiste s’est toujours beaucoup inspiré et amusé des relations entre humains et robot intelligent, mais aussi des craintes de la société en la matière. Pour autant, son plaisir faiblit au même rythme que les machines se perfectionnent, avoue Bastien Bron.
« L'IA faisait beaucoup d'erreurs, c'était très drôle. »
Ainsi, selon « My name is Fuzzy », les artistes n’ont pas à craindre d’être remplacés par l’intelligence artificielle : « On aura toujours un coup d’avance. Même si en tant qu’artiste on utilise l’IA, c’est nos décisions derrières qui vont primer sur ce qu’elle a créé ».









