C’est la suppression de la redevance radio-TV pour toutes les entreprises et moins les retombées de la votation du 8 mars pour le service public qui intéresse Pierre Daniel Senn. Le vice-président de l’USAM et garagiste neuchâtelois milite pour l’exemption de cette taxe pour les PME.
Une votation, deux enjeux, c’est ce que représente l’initiative SSR aussi appelée initiative « 200 francs ça suffit ! » qui sera soumise au peuple suisse le 8 mars. Elle vise à diminuer la redevance radio-TV pour les ménages de 335 à 200 francs et à exonérer toutes les entreprises de cette taxe.
Le Conseil fédéral a élaboré un contre-projet. Celui-ci prévoit une diminution progressive de la redevance jusqu’à 300 francs en 2029 et une nouvelle méthode de calcul pour la tarification qui touche les entreprises. Quelque 80% d’entre elles seraient exonérées.
Aujourd’hui, le calcul du montant de la participation se fait en fonction du chiffre d’affaires et non avec « la capacité contributive », explique Pierre Daniel Senn. Ce garagiste neuchâtelois et vice-président de l’Union suisse des arts et métiers (USAM) explique : « Cela fait dix ans qu’on se bat contre cette méthode de calcul. »
Pierre Daniel Senn : « Cette redevance est inconstitutionnelle. »
Pierre Daniel Senn est bien moins préoccupé par le volet service public de l’initiative, celui qui veut raboter la redevance. Il estime que « les PME sont des soutiens très puissants du sport, de la culture, des associations. (…) La SSR n’a pas le monopole de ce soutien. »
Quoi qu’il en soit, Pierre Daniel Senn estime que le service public « n’est pas le débat de l’USAM ».
« L’impôt inconstitutionnel passe avant le service public. »
Outre l’initiative SSR, les citoyens suisses se prononceront sur trois autres objets le 8 mars : l’initiative pour l’argent liquide et son contre-projet, l’initiative pour un fonds climat et celle sur l’imposition individuelle. /cwi









