Le directeur de la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation a été nommé fin janvier vice-directeur de l’Office fédéral des assurances sociales. Un poste qu’il occupera dès le 1er juin et dans lequel il sera en contact direct avec la conseillère fédérale Elisabeth Baume-Schneider.
Même s’il se plaisait à Neuchâtel, Mathieu Erb prend la direction de la Berne fédérale. Le directeur de la Caisse cantonale neuchâteloise de compensation (CCNC) depuis 2023 a été nommé fin janvier vice-directeur de l’Office fédéral des assurances sociales. Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er juin. Dans son plan de carrière, Mathieu Erb n’envisageait pas de quitter la tête de la CCNC aussi rapidement, mais il n’a pas voulu manquer cette occasion, comme il l’a indiqué ce jeudi dans « La Matinale ». « J’ai eu une opportunité de pouvoir aller à Berne à un poste à hautes responsabilités. Ce n’était pas prévu dans ce timing-là, mais j’ai saisi cette opportunité. »
Mathieu Erb a mené de nombreux projets à la CCNC depuis son arrivée il y a trois ans et demi. Celui de la migration informatique est celui qui l’a le plus marqué, « un gros projet d’envergure. Parce que s’il n’y a pas de système informatique qui fonctionne, on ne peut pas verser de prestations à la population. » Ce projet informatique a bien occupé la CCNC depuis deux ans. « Les équipes ont toutes travaillé dessus et ça s’est plutôt bien passé. » Et, depuis le mois de juin 2025, la caisse a migré sur ce nouveau système.
Entretien avec Mathieu Erb dans « La Matinale » :
Un rôle plus stratégique et politique à Berne
À la vice-direction de l’Office fédéral des assurances sociales, Mathieu Erb aura en quelque sorte un rôle « de courroie de transmission entre le Conseil fédéral, donc la cheffe de Département, madame Baume-Schneider, et les politiciens. » Il s’agira pour le Neuchâtelois de défendre la vision du Conseil fédéral « mais aussi une vision la plus réaliste possible par rapport à ce que l’on peut faire ». Mathieu Erb aura aussi pour mission d’encadrer et de piloter au sein de l’Office des assurances sociales (OFAS) tout le domaine de la prévoyance vieillesse. « Donc de s’assurer que les lois, les règlements tiennent compte des réalités d’aujourd’hui. » Il fera aussi office, en quelque sorte, d’organe de contrôle en s’assurant que « dans les cantons, dans les différentes caisses de compensation, les choses se fassent correctement ».
La nouvelle vie professionnelle de Mathieu Erb sera à Berne, mais il restera bien Neuchâtelois. « Je vais tenter de garder quelques mandats associatifs, notamment le Château de Boudry où j’ai la présidence de l’œnothèque cantonale. » Et de conclure que la défense du vignoble neuchâtelois lui tient à cœur. /sma









