Le nombre d’apprentis en formation duale est passé de 69% à 82% depuis son introduction en 2020. Le Canton souhaite à terme atteindre 85% d’apprentis. Ce système permet aussi de coller au mieux aux besoins des entreprises de la région en matière de main-d’œuvre hautement qualifiée.
Neuchâtel tire un bilan positif du « contrat formation ». Ce dispositif est entré en vigueur il y a cinq ans dans le but de renforcer l’apprentissage dans le canton. Depuis son entrée en vigueur en 2020, le nombre de jeunes qui réalisent une formation professionnelle initiale en mode dual dans le canton est passé de 69% à 82%. Des chiffres présentés mercredi par le Canton. Ce contrat formation est financé par un fonds alimenté par l’ensemble des employeurs neuchâtelois. L’argent est ensuite redistribué aux entreprises formatrices. Crystel Graf, conseillère d’Etat en charge de la formation et des finances, a expliqué ce jeudi dans « La Matinale » que le montant oscille entre 3'000 et 6'000 francs par apprenti et par année. « C’est le conseil de gestion du fonds qui décide de ces montants en fonction des métiers en considérant là où il y a le plus de besoins, là aussi où les métiers coutent plus cher à former. Ce n’est pas la même chose si vous avez un jeune qui a besoin d’un atelier technique complet ou simplement d’un ordinateur. »
Entretien avec Crystel Graf :
Un moyen de former au plus près des besoins de l’économie
Cette aide financière est incitative, explique Crystel Graf, mais la formation duale permet aussi aux entreprises de former de la main-d’œuvre hautement qualifiée pour leur besoin. Elles gardent d’ailleurs parfois les apprentis qu’elles ont formés. Ce modèle permet aussi aux jeunes qui ont des difficultés à l’école de terminer une formation. À terme, le Canton souhaite atteindre un taux de 85% d’apprentis en formation duale. Un taux qui va être plus difficile à atteindre « parce qu’on a pris toutes les mesures faciles. Les entreprises qui souhaitaient former l’ont fait. Maintenant, il faut aller convaincre ces entreprises de créer encore les dernières places nécessaires. » Le Canton estime qu’il en manque encore environ 160 pour atteindre 85%, qui plus est dans une période conjoncturelle difficile. /sma









