Cris, pleurs, agitation, réveils en sursaut… Les nuits peuvent parfois devenir angoissantes pour les parents lorsque leur enfant semble prisonnier de mauvais rêves. Faut-il intervenir ? Rassurer ? Réveiller ? Pour mieux comprendre la différence entre cauchemars et terreurs nocturnes, et savoir comment réagir, Noée Pozzo, directrice de crèche dans le canton de Neuchâtel, nous livre ses clés.
On confond souvent cauchemars et terreurs nocturnes, alors qu’il s’agit de deux phénomènes bien distincts. Les cauchemars surviennent généralement en fin de nuit, lorsque le sommeil est plus léger. L’enfant se réveille, se souvient de son rêve et cherche spontanément du réconfort. À l’inverse, les terreurs nocturnes apparaissent plutôt en début de nuit, en sommeil profond. L’enfant peut crier, pleurer, sembler paniqué… mais sans être réellement réveillé. « Dans ces moments-là, il ne reconnaît pas ses parents et ne garde aucun souvenir de l’épisode au matin », explique Noée Pozzo. Ces manifestations sont fréquentes entre 2 et 6 ans, et peuvent être favorisées par la fatigue, des changements de routine ou une période de stress émotionnel. Certains enfants, plus sensibles ou imaginatifs, y sont aussi plus exposés.
Face à un cauchemar, la bonne réaction est de rassurer, parler calmement et aider l’enfant à se rendormir en sécurité. En revanche, lors d’une terreur nocturne, mieux vaut éviter de le réveiller de force. « On reste présent, on parle doucement, on sécurise l’environnement, mais on laisse l’épisode passer », conseille l’experte. La prévention joue également un rôle important : instaurer un rituel du coucher apaisant, limiter les écrans en soirée, veiller à un sommeil suffisant et créer une ambiance rassurante dans la chambre peuvent réduire la fréquence de ces troubles. L’alimentation et le respect des horaires réguliers participent aussi à un sommeil plus serein.
Les conseils de Noée Pozzo, directrice de crèche dans le canton de Neuchâtel :
Même s’ils sont impressionnants, cauchemars et terreurs nocturnes font partie du développement normal de l’enfant. Avec un peu de compréhension, beaucoup de douceur et quelques bons réflexes, les parents peuvent traverser ces nuits agitées avec plus de sérénité. Et offrir, peu à peu, à leurs petits dormeurs… des nuits plus calmes et des rêves plus doux.
La semaine prochaine, Hélène Ecoutin-Dupuy, avocate au barreau depuis 2010 à l’étude NVLE de Neuchâtel s’installera dans le fauteuil d’experte, pour des conseils sur les droits du travail. /rde









