Perchée à plus de 1’000 mètres d’altitude, La Brévine continue de fasciner bien au-delà des montagnes neuchâteloises dès que le thermomètre s’affole. Début janvier, le mercure y est descendu à –30,3 degrés, relançant une fois encore la légende de « la petite Sibérie » de la Suisse. Mais pour Anthony Picard, fondateur et éditeur du Ô, cette réputation ne résume pas l’identité du village. « La Brévine n’est pas qu’un endroit où il fait froid », rappelle-t-il, soulignant la vitalité d’une commune qui a su transformer une contrainte climatique en véritable marque de fabrique. Une fierté locale assumée, nourrie par l’attention médiatique récurrente et par des événements populaires comme la Fête du froid, devenue un rendez-vous touristique majeur.
Dans ses colonnes, le Ô ne se contente pas de raconter l’exploit météorologique : il en explique aussi les causes, à travers les analyses de MétéoSuisse sur la fameuse « cuvette à air froid » qui piège les masses d’air glaciales dans la vallée et un travail de terrain illustré par les images saisissantes de Kevin Vaucher, présent sur place lors des températures extrêmes.
Pour Anthony Picard, ce type de sujet incarne pleinement la vocation de son hebdomadaire : raconter le territoire, donner des clés de compréhension… et créer du lien. Un lien qui passe aussi par l’annonce, en primeur, des dates de la Fête du froid 2026, fixées aux 7 et 8 février. Preuve que, même à –30 degrés, La Brévine continue de faire parler d’elle, et de rassembler.
« Ma Commune à la Une » revient lundi prochain à 8h15, en compagnie du Bulcom, qui traite de l’actualité de la région de l’entre-deux-lacs. /rde









