Un article de l’agence AWP faisait jeudi état de rumeurs sur un processus en cours de vente de la marque horlogère locloise. Des informations à prendre avec des pincettes, selon les journalistes spécialisés que nous avons contactés.
Des dizaines de millions de francs de pertes par année, des directeurs généraux sur le point d’être débarqués… Les marques horlogères Zenith et Tag Heuer seraient dans la tourmente, selon un article de l’agence AWP paru jeudi. En particulier Zenith, qui serait sur le point d’être lâchée par le leader mondial du luxe, le groupe français LVMH. Ces informations sont à prendre avec des pincettes. Car selon LVMH, qui a réagi le jour même, le processus de vente de Zenith n’est pas en cours.
Alors qui a raison ? Le leader mondial du luxe a promis de communiquer la semaine prochaine. En attendant, les centaines d’employés concernés dans les montagnes neuchâteloises se posent des questions.
Tag Heuer et la Formule 1
Nous avons contacté ce vendredi deux journalistes spécialisés en horlogerie, dont Stéphane Gachet du quotidien Le Temps. Le journal a décidé de ne pas reprendre l’information. Pour ce spécialiste, la période difficile actuelle est propice aux rumeurs. Si une vente n’est pas exclue – rappelons celle il y a quatre ans de Girard-Perregaux et d’Ulysse Nardin par le groupe Kering –, Stéphane Gachet rappelle que LVMH a les reins très solides et peut se permettre d’attendre que l’orage passe. Il souligne que Tag Heuer, qui est au centre de la division horlogerie de LVMH comprenant aussi Zenith et Hublot, est devenu cette année chronométreur officiel de la Formule 1 et que Tag Heuer vient de s’agrandir à La Chaux-de-Fonds avec la construction d’un nouveau bâtiment connexe au siège de l’entreprise.
LVMH investit dans l'innovation
Autre journaliste spécialisé, Olivier Muller ajoute que Tag Heuer a investi quelque 50 millions de francs ces dernières années dans le spiral en carbone, une innovation en phase d’industrialisation. Bref, autant de signes plutôt rassurants. /vco









