La Police neuchâteloise agit contre le trafic de drogue et croise les doigts

Pendant que les affaires de narcotrafic se multiplient en France voisine et que les scènes ...
La Police neuchâteloise agit contre le trafic de drogue et croise les doigts

Pendant que les affaires de narcotrafic se multiplient en France voisine et que les scènes ouvertes de la drogue s’implantent dans certaines villes romandes, Neuchâtel reste relativement épargnée par ce fléau. Explications du porte-parole de la Police neuchâteloise.

Une saisie de plusieurs dizaines de grammes de cocaïne par la Police neuchâteloise (photo d'illustration). Une saisie de plusieurs dizaines de grammes de cocaïne par la Police neuchâteloise (photo d'illustration).

Démantèlement de réseaux, arrestations de trafiquants, saisies de stupéfiants, procès : le narcotrafic fait régulièrement la une des médias chez nos voisins français de Besançon. Une actualité qui n’inquiète pas trop la Police neuchâteloise. « Cette situation n’est pas nouvelle. La délinquance est importante dans certains quartiers des grandes villes de France. Avec des événements allant jusqu’au double meurtre d’août 2024 à Besançon. Mais cette ville est distance de 70 km de la frontière. On est assez peu impacté par l’activité de [ses] délinquants. Oui, des dealers français se sont essayés sur le territoire neuchâtelois, mais actuellement, ce n’est pas une problématique », assure Georges-André Lozouet, porte-parole de la police et ancien membre du commissariat neuchâtelois RTS (répression du trafic de stupéfiants).   

Georges-André Lozouet : « On est assez peu impacté par l'activité des délinquants de Besançon. »

Depuis de nombreuses années, les forces de l’ordre neuchâteloises collaborent avec d’autres acteurs de terrain du domaine des addictions. «  L’un de nos indicateurs, ce sont les délits commis par des consommateurs pour obtenir de l’argent, des petits cambriolages, des vols à étalage, ou des problèmes entre toxicomanes. C’est révélateur d’une situation qui peut se péjorer dans un ou l’autre région. A ce moment-là, on met des moyens pour essayer de comprendre ce qu’il se passe et interpeller les auteurs  », détaille Georges-André Lozouet. 

« Il y a un tourisme d'achat au détriment de ces grandes villes, notamment dans le canton de Vaud. »

Le commissariat RTS comprend dix enquêteurs, qui peuvent aussi s’appuyer sur des répondants au sein des polices de proximité. «  On a développé des compétences dans la lutte contre le blanchiment en matière d’investigations numériques. Contrairement à ce qu’on croit, les cryptomonnaies ne sont pas un bon moyen de blanchir de l’argent, car ce qui est numérique est traçable  », glisse le porte-parole de la Police neuchâteloise. /vco

« Les cryptomonnaies ne sont pas du tout le bon moyen de blanchir de l'argent. »


 

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