Objet d’un projet « original et inédit » de La Chaux-de-Fonds, cette place de jeux publique est sur le point de rouvrir. Pour ce type d’aménagements, les investisseurs privés sont incités, sous l’effet d’une loi, à redoubler d’efforts depuis quelques mois.
La Chaux-de-Fonds se prépare un printemps ludique. La Ville mène simultanément trois projets de rénovation de places de jeux publiques. L’un à la place de l’Avenir, un autre au parc Gallet et un troisième à la place des Lilas (à côté de la place du Marché), un lieu du centre-ville très apprécié des familles qui a fait l’objet d’un soin tout particulier. Un mandat d’études parallèle a été lancé. Le processus a aussi mis à contribution l’imagination des enfants, encadrés par le Service de la jeunesse et débouché sur un projet « original et inédit », explique Patrick Jobin, le chef du service de l’Urbanisme de la Métropole horlogère. Une ruche et une grande abeille sont ainsi apparues sur la place de jeux des Lilas. Cette originalité a d’ailleurs titillé la curiosité de « plusieurs communes ». Démarrés en août, les travaux ont pris un peu de retard à cause de la neige de novembre. Les finitions restent à faire avant de pouvoir ouvrir. Ce chantier était budgété à 240'000 francs.
Patrick Jobin : « D'autres collectivités nous ont contactés pour connaître le nom du concepteur. »
La place de jeux du parc Gallet rénovée prendra la forme d’un château et ouvrira au printemps. Elle a profité de la contribution du Lions Club de La Chaux-de-Fonds, tandis que celle de l’Avenir (presque terminée) a bénéficié de la générosité du Kiwanis des Montagnes neuchâteloises.
« La place de jeux du parc Gallet ressemblera à un château. »
La rénovation des places de jeux de La Chaux-de Fonds fait partie du processus de requalification des espaces publics. Mais elle jouit d’une dynamique particulière, qui touche aussi les projets immobiliers privés. Car un vote de janvier 2025 du Conseil général a fixé les tarifs de la taxe compensatoire imposée en la matière aux investisseurs privés. Ceux d’entre eux qui n’incluaient pas de places de jeux (assez grandes) dans leurs projets immobiliers versaient jusqu’ici quelques dizaines de milliers de francs de compensation à la Ville. Mais depuis quelques mois, ces sommes atteignent parfois « six chiffres », indique Patrick Jobin.
« La création de places de jeux est obligatoire quand on crée un habitat collectif. »
La nouvelle donne devrait bientôt bénéficier aux enfants des quartiers de Bois-Noir et de Bellevue où des projets sont en cours. /vco









