Offrir un petit chat pour Noël. C’est une possibilité qui passe par la tête de beaucoup de gens au moment de faire leurs cadeaux. Pourtant, pour la Société protectrice des animaux neuchâteloise (SPANE), c’est une fausse bonne idée, « pour différentes raisons, notamment du point de vue de l’animal, avec l’effervescence des fêtes », explique Chantal Yerly, responsable de la SPANE à Colombier. Pour elle, il est important de « poser la question à la personne intéressée avant de lui offrir un animal. Ça peut se transformer en cadeau empoisonné ».
Chantal Yerly : « La personne qui doit vivre avec l’animal doit vraiment en avoir envie. »
En 30 ans de métier, elle a observé des récurrences, notamment dans la période où les animaux sont abandonnés : « chaque année, que ce soit pendant les fêtes de Noël, de Pâques ou les vacances, il y a des abandons une semaine avant ». Une période charnière pour les refuges, qui prennent des précautions : « À partir du 18, on ne fait plus de placement. La plupart des SPA fonctionne de cette façon », explique la responsable.
« Il y a quelques exceptions, on arrive à déceler les bonnes intentions. »
Avant d’adopter un animal, plusieurs paramètres sont à prendre en compte : « Il faut savoir si financièrement on peut les entretenir. Contrairement à ce qu’on pense, ça peut vite couter cher », explique Chantal Yerly. Il faut également être conscient de l’entretien et du temps que représente un chat, un chien ou encore un lapin. Avant chaque adoption, la SPANE effectue un travail de sensibilisation : « On est vraiment là pour leur expliquer le pourquoi du comment », souligne la responsable.
« Souvent les gens ne sont pas vraiment conscients. »
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