Le RHNe doit « être staffé » pour faire le taf

Anticiper les imprévus, c’est la difficile mission du Réseau hospitalier neuchâtelois pour ...
Le RHNe doit « être staffé » pour faire le taf

Anticiper les imprévus, c’est la difficile mission du Réseau hospitalier neuchâtelois pour Noël et Nouvel An. Entre les vacances des employés, les absences pour maladie ou accident et les besoins en personnel pour assurer les soins durant une période parfois agitée, le RHNe marche sur des œufs.

Pascal Schmitt, directeur adjoint des soins au RHNe, doit gérer une planification pas toujours évidente à faire en cette période de fêtes de fin d'année. Pascal Schmitt, directeur adjoint des soins au RHNe, doit gérer une planification pas toujours évidente à faire en cette période de fêtes de fin d'année.

Les fêtes de fin d’année, c’est une période qui demande une organisation aux p’tits soins au sein du Réseau hospitalier neuchâtelois. À l’inverse de bon nombre de secteurs professionnels, l’hôpital cantonal tourne lui normalement, à l’exception des soins électifs, soit les interventions médicales non urgentes, qui sont réduites. Au contraire des urgences « qui sont parfois davantage sollicitées parce que la plupart des cabinets de médecins sont fermés ou parce qu’il y a de la neige ou encore une grosse fête de Nouvel An », explique Pascal Schmitt, directeur adjoint des soins au RHNe.

« On doit donc vraiment être staffé pour pouvoir assurer la sécurité et l’accueil des patients », souligne-t-il. En moyenne au sein du département des soins, il y a entre 1'400 et 1'500 absences par mois tout au long de l’année, qu’elles soient prévues ou imprévues. Le gros souci, « c’est de les combler. Pour l’équilibre vie privée, vie professionnelle, nous faisons travailler une partie des équipes à Noël, l’autre à Nouvel An pour pouvoir donner des congés. Mais lorsque quelqu’un tombe malade alors qu’il travaille quatre jours à Noël et bien il faut des remplaçants. Donc on doit anticiper et essayer de voir les disponibilités en amont pour pouvoir rapidement trouver une solution au moment venu », relate Pascal Schmitt. 

Pascal Schmitt : « On fait aussi appel aux agences d’intérim quand vraiment nous sommes coincés. »

En cuisine, on veut mettre les p’tits plats dans les grands

Les équipes qui œuvrent en cuisine travaillent aussi soit à Noël, soit à Nouvel An. Il n’y a pas forcément moins de travail, précise Jacques Pétermann, chef de cuisine restauration adjoint à l’hôpital Pourtalès. « On a un peu moins de personnel à nourrir, mais c’est compensé par le soin qu’on donne aux menus de fêtes. »

Jacques Pétermann : « On élabore des menus festifs qui respectent les contraintes médicales. »

Jacques Pétermann, chef de cuisine restauration adjoint à l’hôpital Pourtalès. Jacques Pétermann, chef de cuisine restauration adjoint à l’hôpital Pourtalès.

Et pour les personnes qui passeront Noël à l’hôpital, les équipes en cuisine ont concocté des repas qui devraient ravir les papilles. « Pour le Réveillon au menu : suprême de chapon aux marrons, galettes de roestis, légumes poêlés du Seeland et une palette de fruits exotiques pour le dessert. Et pour le 25 décembre à midi, il y aura du filet mignon pané aux amandes, un petit jus à l’estragon, des nouilles, un assortiment de choux-fleurs romanesco et brocolis et la traditionnelle bûche de Noël comme dessert », énumère Jacques Pétermann.

« Nous aussi, on se fait plaisir. »

Et Jacques Pétermann de conclure avoir « toujours du plaisir lorsque les patients nous alpaguent dans les couloirs pour nous dire que c’était délicieux ou parfois encore on reçoit des cartes en cuisine avec des p’tits mots. » /jpp


 

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